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Établir des liens avec la communauté autochtone

Le mardi 26 mars 2013

Du 5 au 7 mars, le Musée canadien pour les droits de la personne a facilité les rencontres de trois groupes de travail de la communauté autochtone. Ce groupe de discussion est un exemple parmi les nombreuses consultations en cours avec les différents intervenants de la communauté autochtone. Il est important que les membres de cette communauté aient voix au chapitre, et qu’ils continuent de se faire entendre.

Les anciens David Courchene et Harry Bone, qui ont tous deux travaillé avec le Musée en tant que conseillers au cours des trois dernières années, ont commencé chaque journée avec une cérémonie et une prière. La cérémonie a le pouvoir de nous mettre en relation avec l’esprit. Les cérémonies nous encouragent à parler à cœur ouvert et à nous ouvrir à la voix de nos ancêtres. C’était une très belle façon de commencer chaque journée.

L’objectif de nos rencontres en groupes de travail était de discuter la façon dont le Musée peut répondre aux besoins de la communauté autochtone. En particulier, une des galeries du Musée racontera comment les peuples autochtones du Canada voient les droits de la personne. Cet espace comprend un théâtre circulaire fait de lattes de bois recourbées. On propose que des personnes autochtones de partout au pays participent à ce projet d’exposition qui permettra de montrer, de manière artistique, des expressions culturelles autochtones. Nous avons exposé cette idée aux participants des groupes pour voir ce qu’ils en pensaient.

 

 Students from Gordon Bell High School

Des élèves de l’école secondaire Gordon Bell participant à un jeu brise-glace qu’on appelle « le bâton d’hélium ». Tout en tenant le bâton par le dessous, les participants doivent baisser le bâton jusqu’au plancher.

 

Des jeunes autochtones de l’école secondaire Gordon Bell, pleins d’énergie et d’enthousiasme, ont pris part à la première journée. En après-midi, il y a eu une séance de dialogue, animée par Niigaanwewidam James Sinclair, éducateur, écrivain et leader communautaire du Manitoba. On a demandé aux élèves de réfléchir à leur propre identité et de transformer ces concepts en une peinture ou un dessin artistique du type qu’ils aimeraient voir à l’extérieur du théâtre en cercle.

La deuxième journée a fait participer des artistes locaux et la troisième journée s’est adressée à des représentants et des éducateurs de diverses organisations autochtones. Les séances de dialogue pour ces deux journées ont été facilitées par Rosanna Deerchild, journaliste pigiste et poète.

Au cours des trois journées, les participants ont fourni d’excellents commentaires dont nous pouvons maintenant nous servir pour remettre en question ou appuyer les décisions qui doivent être faites.

Un participant a résumé son expérience en disant : « J’espère que ce que nous avons dit sera le début d’une affirmation continue, dans le Musée, des expériences autochtones, en collaboration étroite avec les peuples autochtones. »

Le dialogue se poursuivra. Le rapport que nous préparons sera fourni à tous les participants, qui pourront alors vérifier que leurs opinions ont bien été entendues et fournir d’autres commentaires. De plus, nous évaluerons et mettrons en œuvre d’autres méthodes de communication pour continuer la conversation avec la communauté autochtone. Notre objectif est d’établir, pour le Musée, des programmes qui permettront beaucoup de participation et qui offriront une expérience muséale riche et significative.

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