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À la défense du droit de lire

Le vendredi 20 février 2015
Stephen Carney, bibliothécaire du MCDP au Centre de référence du Musée

Au Canada, du 22 au 28 février, ce sera la Semaine de la liberté d’expression (en anglais seulement), événement annuel fondé par le Book and Periodical Council du Canada. Cette semaine vise à sensibiliser les gens à la censure au Canada, à les encourager à réfléchir sur leur engagement à l’égard de la liberté intellectuelle et à réaffirmer cet engagement. Au cours des derniers mois, des événements survenus partout dans le monde ont suscité des débats complexes et intenses sur la liberté d’expression et la censure. Un engagement envers la liberté intellectuelle est aussi crucial de nos jours qu’il l’était il y a deux ans, lors de ma dernière publication sur la Semaine de la liberté d’expression au Musée.  

Le logo official de la Semaine de la liberté d’expression 2015
Semaine de la liberté d’expression, du 22 au 28 février 2015, www.freedomtoread.ca. censure. liberté d’expression. accès à l’information.

La liberté d’expression est protégée au Canada en vertu du paragraphe 2b) de la Charte canadienne des droits et libertés et elle est, pour cette raison, un droit fondamental garanti à toutes les Canadiennes et à tous les Canadiens, sous réserve des limites prescrites par la loi, décrites à l’article 1 de la Charte. Les limites à la liberté d’expression, par exemple les lois contre la propagande haineuse au Canada, sont imposées pour contrer la menace que crée le discours haineux pour notre droit à l’égalité, décrit à l’article 15 de la Charte. La Semaine de la liberté d’expression reconnaît que ces limites existent, mais reconnaît aussi que le pouvoir d’exercer ces limites ne peut être ni délégué, ni arrogé, et qu’il faut s’opposer à la saisie, à la destruction, à l’interdiction ou à la censure arbitraire et délibérée des livres, des périodiques et d’autres formes d’expression.

Un document est présenté dans une vitrine du Musée.
Un document original signé de la Proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982, qui contient la Charte canadienne, est exposé au Musée.

À titre de bibliothécaire du Musée, ai-je travaille à enrichir le fonds documentaire du Musée de livres, de revues et d’autres ressources sur les droits de la personne. Le public pourra consulter cette collection plus tard au cours de l’année, au Centre de référence du Musée. Aider les gens à trouver de l’information et à la consulter, et défendre ainsi leur liberté de lire cette information, font partie des raisons pour lesquelles j’ai choisi de devenir bibliothécaire.  

Dans son énoncé sur la liberté intellectuelle, l’Association canadienne des bibliothèques dit que les bibliothèques ont la responsabilité :

… d’assurer l’accès à toutes les expressions du savoir et de l’activité intellectuelle, y compris celles considérées non conventionnelles, impopulaires, voire inacceptables, pour certains. À cette fin, les bibliothèques acquièrent et rendent disponible une grande variété de documents.

Défendre la liberté de lire veut dire s’assurer que toutes et tous peuvent avoir accès aux mots, aux images, aux sons et aux idées qui nous enrichissent, nous informent, nous divertissent, nous forcent à réfléchir et nous nourrissent en tant qu’êtres humains. Lorsque notre faculté d’exprimer et de communiquer des idées à autrui nous est enlevée, notre capacité de progresser et de nous épanouir en tant que société est restreinte. 

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