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La sensibilisation au génocide arménien

Le mardi 2 avril 2013

Le mois dernier, je me suis rendu à Yerevan, en Arménie, pour rencontrer des personnes du Musée-Institut du Génocide Arménien (MIGA). Le personnel du MIGA travaille à faire mieux connaître un horrible génocide survenu au cours des dernières années de l’Empire ottoman et pendant lequel 1,5 million de personnes ont été assassinées. Des hommes, des femmes et des enfants, principalement Arméniens, mais également Grecs, Syriens et d’autres minorités, étaient systématiquement supprimés par le gouvernement ottoman. Le génocide a débuté avec l’arrestation, la détention et l’exécution de leaders et d’intellectuels arméniens. Ensuite, des hommes, des femmes et des enfants arméniens ont aussi été arrêtés. Les soldats ottomans les ont forcés à effectuer des marches de la mort dans le désert. Beaucoup sont morts de faim, d’autres ont été violés ou assassinés par les forces turques ou des bandes de collaborateurs en maraude. En 1915, les gouvernements de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie ont publié une déclaration conjointe accusant le gouvernement ottoman d’un « crime contre l’humanité » – c’était la première fois qu’on utilisait officiellement le terme pour décrire de telles atrocités perpétrées par un État.

Continuer de refuser d’admettre que cette atrocité historique, menée au nom de l’homogénéité ethnique, a eu lieu est en fait une préoccupation contemporaine dans le domaine des droits de la personne. En avril 2004, le parlement canadien a adopté une résolution reconnaissant le génocide arménien de 1915 et le condamnant comme un crime contre l’humanité.

Civilitas

Le groupe Civilitas, une organisation à but non lucratif, travaille à promouvoir les droits de la personne aujourd’hui en Arménie.

 

Lorsque le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) ouvrira ses portes l’année prochaine, il y aura de l’information sur cette atrocité dans certaines expositions. Nous travaillons aussi à former des liens officiels de coopération avec le Musée-Institut à Yerevan, ce qui pourrait bénéficier à nos deux établissements qui s’efforcent tous deux à utiliser la sensibilisation et le dialogue comme moyen de promouvoir une meilleure protection des droits de la personne pour les Arméniens et pour l’ensemble de l’humanité.

Le Musée-Institut en Arménie abrite la collection d’objets, d’images et de documents la plus probante comme preuve du génocide arménien et comme commémoration. Construit directement dans le flanc d’une colline afin de ne pas diminuer la présence imposante du Monument du génocide se trouvant à proximité, le Musée-Institut donne sur la vallée pittoresque d’Ararat et sur le majestueux mont Ararat.

Pendant mon voyage, j’ai été accompagné et aidé de membres du Zoryan Institute of Canada, un groupe qui appuie les recherches académiques et la sensibilisation du public en ce qui a trait aux droits universels de la personne, au génocide et aux relations entre les membres d’une diaspora et leur pays d'origine.

members of the Zoryan Institute of Canada

De gauche à droite : George Shirinian (Directeur général, Zoryan Institute), Greg Sarkissian (Président, Zoryan Institute), Clint Curle (chef des relations avec les intervenants, MCDP) and Hayk Demoyan (Directeur, the Armenian Genocide Museum-Institute).
 

Durant mon séjour à Yerevan, j’ai aussi eu une rencontre avec le groupe Civilitas, qui travaille à promouvoir les droits de la personne aujourd’hui en Arménie. Les représentants étaient très intéressés par le MCDP et m’ont invité à participer à une entrevue en ligne (en anglais).

 

Le savoir et l’information sont des outils puissants dans la lutte pour la défense des droits de la personne, en particulier quand des atrocités – historiques ou contemporaines – se déroulent dans le secret, sont passées sous silence et sont démenties, et qu’elles continuent ainsi à violer les droits de la personne vivant aujourd’hui.

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