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Construction unique

Conception avant-gardiste – Le Musée est une structure novatrice de lignes courbes et de géométrie audacieuse. Un grand nombre de ses surfaces sont irrégulières. Plus de 80 pour cent des murs sont inclinés selon des angles inhabituels. La création peu conventionnelle d’Antoine Predock a exigé le recours aux toutes dernières technologies en matière de bâtiment, y compris la modélisation 3D.

Haute technologie – Le Musée a été le premier projet complexe de grande envergure au Canada pour lequel toutes les équipes ont employé la conception et la construction virtuelles (modélisées par ordinateur). Elles ont utilisé des outils tels que l’impression en 3D, les hologrammes et la technologie de captation du mouvement.

Défis de taille – La charpente d’acier du Nuage de verre comprend jusqu’à 13 raccords rattachés à un seul nœud. Le Nuage est constitué de 1 335 panneaux de verre coupés sur mesure, tous différents. Il a fallu assembler plus de 5 600 mètres carrés d’échafaudage pour installer le Nuage.

Marques de respect – Le Musée a consulté des aînés respectés avant de commencer les travaux liés à la fondation de l’édifice. Suivant leurs conseils, le Musée a déposé des sacs traditionnels de guérison dans les trous creusés pour les pieux et les caissons de béton, en signe de respect et afin d’honorer la terre

Réalisations reconnues – En 2014, le magazine Engineering News-Record a décerné son prix Global Best Project (catégorie culture) au Musée. La division ontarienne de l’Institut canadien de la construction en acier (ICCA) a également remis deux Prix d’excellence pour le design au Musée, à ses constructeurs et à ses concepteurs.

 

Des pierres imposantes

Trois variétés de pierres anciennes en provenance de différentes parties du monde jouent un rôle important dans l’édifice.

Albâtre – Les rampes du Musée sont recouvertes d’albâtre translucide. Pierre extraite de carrières en Espagne, elle présente de magnifiques motifs de veines qui peuvent rappeler des vaisseaux sanguins ou d’autres formes organiques. L’architecte a qualifié le système des rampes de « ruban de circulation » qui sillonne l’édifice. L’albâtre, fait-il remarquer « a des rapports mythiques avec le sacré et l’utilitaire ».

Pierre de Tyndall – Les Racines et la Montagne mettent en évidence la pierre de Tyndall du Manitoba. Cette pierre calcaire tachetée de couleur crème est extraite près de la ville de Garson. On l’a utilisée pour construire de nombreux symboles de la province, notamment le Palais législatif. Elle renferme de petits fossiles d’organismes marins préhistoriques.

Basalte – Les colonnes de basalte du Jardin de contemplation Stuart Clark ont été formées il y a des millions d’années, lorsque la lave volcanique s’est refroidie rapidement en structures ressemblant à des piliers. Ces colonnes sont de forme hexagonale ou polygonale. Le basalte du Musée provient de la Mongolie intérieure.

 

Le Musée en chiffres

Voici quelques statistiques concernant ce projet épique :

  • superficie totale de 24 155 mètres carrés (260 000 pieds carrés) pour le bâtiment
  • 4 366 mètres carrés (47 000 pieds carrés) d’espace consacré aux expositions 
  • 3 540 années-personnes d’emploi dans le projet
  • 378 pieux et 136 caissons en béton pour soutenir le bâtiment
  • 18 000 mètres carrés (193 750 pieds carrés) de pierre de Tyndall dans les Racines
  • 5 400 tonnes d’acier dans la structure du Nuage
  • 773 mètres (2 536 pieds) de rampes revêtues d’albâtre blanc
  • 3 200 plaques d’albâtre d’un mètre carré chacune pour les rampes
  • 1 669 morceaux de verre (1 335 pour le Nuage, 334 pour la Tour de l’espoir Israel Asper)
  • 600 tonnes de basalte dans le Jardin de contemplation Stuart Clark
  • 35 000 tonnes de béton
  • plafonds de 5,2 mètres (17 pieds) en moyenne
  • Tour de l’espoir Israel Asper s’élevant à 100 mètres (328 pieds), soit plus haut que le Golden Boy du Manitoba et que la Tour de la paix à Ottawa