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Architecture

 

Un emplacement significatif

En première – Le Musée canadien pour les droits de la personne est le tout premier musée national à être bâti à l’extérieur de la région de la capitale nationale. Ce nouveau point d’intérêt saisissant est situé au Manitoba, près du centre longitudinal (est-ouest) du Canada et au cœur du continent

Un lieu tout indiqué – Le Musée s’élève à La Fourche, au confluent des rivières Rouge et Assiniboine, à Winnipeg. Les peuples des Premières nations entretiennent depuis toujours des liens avec ces terres ancestrales. Pendant des millénaires, La Fourche a servi de lieu de rencontre aux voyageurs, aux commerçants, aux travailleurs, aux immigrants et aux militants. L’endroit est maintenant un lieu historique national et l’une des principales destinations touristiques de Winnipeg.

Entouré d’histoire – Le Musée est adjacent à l’Esplanade Riel, un pont piétonnier qui unit symboliquement les communautés francophone et anglophone de Winnipeg. Il est près d’endroits historiques tels que la gare Union, Upper Fort Garry, la tombe du chef métis Louis Riel et le quartier de la Bourse. La ville de Winnipeg a été le théâtre d’importantes luttes nationales pour les droits de la personne, notamment la Rébellion de la rivière Rouge (1869-1870) et la grève générale de Winnipeg (1919).

 

La réalisation d’une vision

Le rêve – En 2000, Israel Asper, homme d’affaires et philanthrope de Winnipeg, a commencé à imaginer un centre canadien de calibre mondial pour les droits de la personne. En avril 2003, ses partisans et lui ont dévoilé qu’on planifiait d’ériger le Musée à La Fourche. Six mois plus tard, Asper est décédé. Sa famille et les Amis du Musée canadien pour les droits de la personne ont pris la relève et ont poursuivi la mission d’établir un lieu remarquable qui permet l’éducation et la discussion sur les droits de la personne.

L’architecte – En 2003, les Amis du Musée canadien pour les droits de la personne ont lancé l’un des plus importants concours d’architecture au Canada. Il y a eu des propositions de 63 firmes provenant de 21 pays. L’architecte distingué Antoine Predock a gagné le concours.

Les partenaires – À compter de 2008, on a commencé à recueillir des fonds auprès des gouvernements, du secteur d’affaires, du monde syndical et de donateurs individuels pour appuyer la construction d’un musée tout à fait unique. Les administrations du Canada, du Manitoba et de Winnipeg se sont jointes à la Forks Renewal Corporation et aux Amis du Musée canadien pour les droits de la personne pour commencer le projet de 351 millions de dollars.

La loi – Le 13 mars 2008, le gouvernement du Canada a adopté le projet de loi C-42. Celui-ci a eu pour effet de modifier la Loi sur les musées pour y inclure le premier nouveau musée national, le premier à être établi depuis plus de 40 ans.

La consultation – En 2009-2010, le Musée est allé vers les Canadiens et les Canadiennes en vue de recueillir leurs idées et commentaires. Les gens ont indiqué qu’ils voulaient que le Musée aborde des victoires en matière de droits de la personne au Canada et dans le monde, des débats actuels sur les droits de la personne, et des événements qui démontrent l’engagement du Canada à l’égard des droits de la personne, ainsi que ses échecs.

Les terres – Le Musée est construit sur une terre ancestrale. Des ancêtres autochtones ont suivi des cours d’eau jusqu’ici où ils se rencontraient pour discuter de paix, dialoguer et échanger. Avant que commence la construction du Musée, des archéologues ont entreprise des fouilles archéologiques, en consultation avec des aînés respectés, et ont récupéré plus de 400 000 artéfacts révélateurs.

La construction – La cérémonie officielle de la première pelletée de terre a eu lieu à La Fourche le 19 décembre 2008. La construction a commencé en avril 2009. En septembre 2012, on a posé le dernier des 1669 panneaux de verre coupés sur mesure pour le projet. Les travaux de l’édifice de base ont été achevés quelques mois plus tard.

Les concepteurs des expositions – En 2008, la firme Ralph Appelbaum Associates, l’une des firmes les plus réputées du musée en conception muséale, a été engagée pour travailler avec l’équipe de recherche du Musée pour créer une expérience avant-gardiste pour les visiteurs et les visiteuses. Parmi ses projets antérieurs, la firme comptait le National Civil Rights Museum, au Tennessee, et le United States Holocaust Memorial Museum, à Washington D.C.

La sanction royale – Le 3 juillet 2010, la pierre d’angle du Musée est dévoilée par Sa Majesté la Reine Élizabeth II. Elle avait personnellement choisi une pierre en provenance de Runnymede, lieu de naissance de la Magna Carta en 1215. Cette pierre, qui porte une inscription de la Reine, est entourée de pierre de Tyndall du Manitoba.

L’ouverture des portes – L’ouverture du Musée a eu lieu le 20 septembre 2014.

 

Le parcours des visiteurs et visiteuses

Aspirations humaines exprimées par l’architecture

Idées – Cet édifice visionnaire est un symbole unificateur de concepts tels que l’inclusion, la liberté, l’égalité et la dignité – des notions qui ont incité les Canadiens et les Canadiennes à lutter pour les droits de la personne.

Inspiration – Inspirée par la nature grandiose du Canada, à savoir ses prairies, ses arbres profondément enracinés, ses montagnes imposantes, ses aurores boréales, sa neige, ses icebergs, ses eaux et son ciel, la conception magistrale d’Antoine Predock évoque de nombreux éléments naturels. L’architecte a décrit l’édifice comme étant « sculpté dans la terre et se fondant dans le ciel ».

Image – Au cours de leur expérience, les visiteurs et visiteuses suivent un parcours ascendant, passant de la terre au ciel, de l’ombre à la lumière. Il s’agit d’une métaphore illustrant la lutte vers le respect complet des droits de tous et de toutes.

 

Vers les droits de la personne

Les Racines – Le Musée est ancré dans le sol par quatre Racines de pierre massives qui symbolisent les liens qu’entretient l’humanité avec la terre. De l’herbe des Prairies pousse sur trois des Racines. À l’intérieur, l’espace est consacré à des salles de classe, des salles d’exposition temporaire et un amphithéâtre (à venir); on y trouve également la boutique du Musée, ERA Bistro et le comptoir de la billetterie et de l’information. L’expérience des visiteurs et visiteuses commence dès qu’ils arrivent par une entrée qui se trouve entre les Racines.

Salle Bonnie & John Buhler – Au début de leur expérience, les visiteurs et visiteuses descendent dans une grande salle de rencontre, creusée à même la terre. Cet espace versatile accueille de nombreuses activités du Musée. On peut également le louer. À la fois intime et spacieux, il évoque des souvenirs d’anciens rassemblements et vibre de collectivité et de solidarité humaines.

Les rampes d’albâtre – Le parcours ascendant du Musée, qu’on le fasse à pied ou en fauteuil roulant (l’édifice est également équipé d’ascenseurs), suit une série éblouissante de rampes recouvertes d’albâtre pâle. Ce matériau est illuminé de l’intérieur, créant ainsi un sentier lumineux à travers l’obscurité. En cours de route, plusieurs points d’observation offrent des vues à couper le souffle du « canyon » de rampes. Celles-ci s’entrecroisent en un motif irrégulier et s’élèvent sur huit niveaux.

La Montagne – Cette partie monumentale de l’édifice, revêtue de pierre calcaire provenant de la région de Tyndall, au Manitoba, renferme les 11 galeries du Musée aux dimensions variées. Les hauts plafonds donnent un sentiment d’espoir aux visiteurs et visiteuses qui circulent à travers des milliers de mètres carrés d’expositions inspirantes.

Le Nuage – De grands panneaux de verre créent un énorme nuage autour de la façade sud-ouest de l’édifice, à l’image des ailes d’une colombe. La lumière naturelle inonde les niveaux supérieurs qui accueillent les bureaux du personnel.

Le Jardin de contemplation Stuart Clark – Dans ce lieu contemplatif, des bassins d’eau apaisants, de la verdure et de la pierre volcanique accueillent les visiteurs et visiteuses. D’ici, on peut apercevoir le personnel du Musée qui travaille – cela s’inscrit dans la vision de transparence de l’architecte, et se veut un rappel des efforts constants qui sont déployés pour promouvoir les droits.

La Tour de l’espoir Israel Asper – Enfin, en empruntant l’escalier en spirale ou l’ascenseur, les visiteurs et visiteuses arrivent à une plateforme d’observation fermée située à mi-chemin vers le haut cette flèche de verre qui s’élève à 100 mètres (328 pieds) dans le ciel. À cette hauteur, on peut profiter de la vue panoramique de la ville environnante. Lorsque la Tour est illuminée, elle devient un phare symbolisant l’éveil, le but ultime de l’exploration des droits de la personne.