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Une nouvelle exposition explore la naissance tumultueuse du Canada

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Des révoltes armées suivies de répression brutale. Une alliance improbable entre réformistes francophones et anglophones pour défendre les droits démocratiques. Des émeutes violentes et la mise à feu du Parlement. L'ombre de la guerre civile américaine. Le vent du changement dans l'Ouest et ses conséquences dramatiques pour les peuples autochtones.

Une nouvelle exposition commence demain au Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) et fera découvrir des histoires moins connues autour de la naissance de notre pays – trois décennies de turbulence, de négociation et de compromis entre 1837 et 1867 qui ont ouvert la voie à la démocratie et à la responsabilité ministérielle. L'exposition 1867 : Rébellion & Confédération a été réalisée par le Musée canadien de l'histoire (MCH), à Gatineau, au Québec, puis adaptée par le MCDP, où elle sera en montre jusqu'au 8 mai 2017.

Plus de 100 objets sont exposés, y compris des armes, des meubles et des vêtements d'époque, et des documents originaux célèbres dont le rapport Durham de 1839, des pages de l'ébauche de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, et des documents juridiques du procès de Joseph Howe, le franc rédacteur-en-chef d'un journal néo-écossais. Obtenus auprès de 44 petites et grandes institutions, ces objets constituent une collection rare et unique. Le Musée du Manitoba y a contribué une selle métisse âgée de 170 ans et décorée de piquants de porc-épic, ainsi qu'une épée qui a été offerte au chef métis Cuthbert Grant (qui a donné son nom à la rue Grant à Winnipeg) en 1839.

L'exposition fait valoir plusieurs questions de droits de la personne qui ont été soulevées pendant cette période, y compris l'abus de pouvoir par l'État, les menaces à la liberté individuelle et à la liberté de la presse, ainsi que les défis liés aux droits linguistiques et religieux et aux droits de vote. Par ailleurs, elle examine comment les peuples autochtones ont été exclus du processus inachevé de la Confédération, qui a marqué pour eux une nouvelle période de dépossession et de perte.

" Les années formatrices du Canada ont laissé un héritage qui continue d'influencer les enjeux auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui : l'identité et l'inclusion, l'égalité et la liberté ", a mentionné John Young, président-directeur général du MCDP, aujourd'hui lors d'un aperçu de l'exposition organisé pour les médias. " En savoir plus sur notre histoire nous aide à comprendre l'importance des droits de la personne qui ont été bafoués ou défendus, et à reconnaître que la lutte est loin d'être terminée – surtout en ce qui a trait aux peuples autochtones. "

1867 : Rébellion & Confédération se trouve dans la galerie du niveau 1 du Musée. L'accès à l'exposition est compris dans le prix d'entrée générale. Une version itinérante et plus petite de cette exposition du CMH sera en montre au New Iceland Heritage Museum à Gimli du 30 janvier au 24 avril 2017. Par ailleurs, le Musée du Manitoba ouvrira son exposition Legacies of Confederation: A New Look at Manitoba History le 9 février 2017 et fera usage de sa collection inestimable pour explorer l'impact de la Confédération sur les gens et les terres de la colonie de la Rivière-Rouge.

10 objets

Plus de 100 objets sont mis en valeur dans l'exposition 1867 : Rébellion & Confédération. Voici quelques exemples :

  1. Deux pierres qui avaient été lancées au gouverneur général lord Elgin pendant les émeutes de 1849 à Montréal qui ont abouti à la mise à feu de l'édifice du Parlement, alors situé à Montréal. Lady Elgin a eu la prévoyance de recueillir les pierres et d'y attacher des étiquettes manuscrites.
  2. Le fauteuil utilisé pour le premier discours du Trône, prononcé le 7 novembre 1867.
  3. Une selle métisse décorée de piquants de porc-épic de la colonie de la Rivière-Rouge qui date de 1849. Au milieu des changements dramatiques dus à l'immigration dans l'Ouest, les traditions des peuples autochtones et le maintien des compétences artisanales avaient beaucoup d'importance.
  4. Un passeport écrit à la main ayant appartenu à Mary Ann Shadd Cary, qui était parmi les personnes noires libres ou asservies ayant fui les États-Unis. Elle a fond la première école intégrée au Canada et était de l'avis que les communautés devraient être fondées sur l'amitié et non pas sur la race.
  5. La cloche du navire et un service à thé du SS Queen Victoria, qui avait transporté Macdonald, Cartier, Brown et les autres membres de la délégation canadienne à la conférence de Charlottetown, en 1864.
  6. Une ceinture fléchée portée par Jean-Olivier Chénier, un chef des Patriotes tué pendant la rébellion de 1837 au Bas-Canada.
  7. Une borne frontière sur laquelle sont inscrits les anciens noms de " Lower Canada " (Bas-Canada) et " Upper Canada " (Haut-Canada), qui illustre bien la division qui persiste au sein de la Province du Canada unie (en vertu de l'Acte d'Union de 1840). Le climat conflictuel rend la colonie presque impossible à diriger.
  8. Une redingote de capitaine de l'Armée américaine pendant la guerre de Sécession américaine (1861 à 1865). Les sentiments partagés sur la guerre et l'abolition de l'esclavage font craindre que les hostilités s'étendent au Canada, donnant lieu à l'idée qu'un Canada uni permettrait de mieux protéger la frontière.
  9. Le traité original de Robinson-Huron de 1850. Les peuples autochtones protestent et demandent à la Couronne de négocier ce traité en réponse à une incursion par des colons. Pourtant, malgré leur rapport direct avec la Couronne et leur droit inhérent aux terres, les peuples des Premières Nations et des Métis ne sont pas invités à participer aux débats de la Confédération, ce qui prépare la voie à des générations d'abus et de violations.
  10. Une reproduction du croquis grandeur nature fait par Robert Harris en préparation pour la création de son tableau iconique des Pères de la Confédération. Son tableau, terminé en 1883, a été suspendu dans l'édifice du Centre des édifices du Parlement. Il a été détruit lors de l'incendie de 1916.

Personnes-ressources – médias

Maureen Fitzhenry