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Les œuvres d’élèves offrent des images inspirantes en vue d’une grandiose célébration des droits de la personne

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Détails du communiqué

Nasra Ahmed Siraj a passé la première partie de sa vie en Éthiopie et en Somalie, où elle n'avait pas accès à de l'eau potable. Maltha Uwanmajimana est débarquée à Winnipeg en provenance de la Tanzanie, dans l'espoir d'une vie meilleure et pour faire de bonnes études. Hayley Grossman a voulu lutter contre la discrimination en raison de son oncle, dont le mariage avec son conjoint gay a été l'un des premiers à être célébrés en Californie. Sydney Bell, quant à elle, est heureuse d'être une Canadienne qui peut librement pratiquer les rites de la religion traditionnelle de sa famille.

Ces élèves de 7e et 8e années participeront à une activité médiatique au Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) le jeudi 14 mai, qui lance un grand projet artistique sur les droits de la personne de la division scolaire Pembina Trails, prévu la semaine prochaine, qui a été inspiré en partie par l'ouverture du MCDP. Sept élèves présenteront les panneaux qu'ils ont créés à partir de leur vision des droits de la personne, quelques uns des 15 000 panneaux qui seront assemblés au stade Investors Group les 20 et 21 mai pour former une immense mosaïque illustrant les droits des enfants. Le Musée exposera à une date ultérieure 99 de ces panneaux, produits dans les 33 écoles de la division.


ACTIVITÉ : Rencontre avec les médias pour le projet des droits de la personne de Pembina Trails
DATE ET HEURE : Le jeudi 14 mai à 10 h 30
LIEU : Musée canadien pour les droits de la personne, 85 Israel Asper Way
(Veuillez vous présenter à l'entrée des groupes.)

" Le Musée est fier d'être un partenaire de ce formidable événement, car il relève directement de notre objectif fondamental de promouvoir l'éducation sur les droits de la personne, ce qui dépasse largement nos murs ", a indiqué June Creelman, directrice de l'éducation et de la programmation du MCDP. " Ces élèves inspirants attestent de l'efficacité de l'éducation comme le plus puissant outil de promotion des droits de la personne, une force qui prend racine dans la famille et à l'école. La division scolaire Pembina Trails est en ce sens exemplaire. "

" Le simple fait d'avoir réussi à mobiliser les 13 000 élèves et 2 000 membres du personnel de la division scolaire qui ont participé à cette installation sur les droits de l'enfant est en soi un geste éloquent de soutien aux droits de la personne et au concept d'équité ", a déclaré Cameron Cross, consultante en arts plastiques de Pembina Trails. " Nous sommes ravis que le Musée a adopté ce projet. Ensemble, nous espérons pouvoir continuer à enseigner à nos élèves en quoi les droits de la personne sont importants pour tous. "

Vous trouverez ci-joint plus d'information sur les élèves participants, sur l'événement qui aura lieu la semaine prochaine au stade Investors Group, ainsi que sur le contenu sur les droits de l'enfant présenté au MCDP.

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Élèves participants de Pembina Trails

Nasra Ahmed Siraj a vécu la première partie de sa vie sans avoir accès à de l'eau potable. L'élève de 8e année à l'école secondaire Acadia est arrivée au Canada en 2010, en provenance de l'Éthiopie et de la Somalie. Elle aime raconter sa vie en insistant sur l'importance de fournir de l'eau potable à toutes les personnes habitant sur la planète. Son panneau s'inspire de l'article 24 de la Convention relative aux droits de l'enfant de l'ONU (CRDE).

Maltha Uwanmajimana est née en Tanzanie et est arrivée au Canada avec sa famille en 2009, à la recherche d'une vie meilleure et de perspectives d'avenir plus grandes. L'élève de 7e année à l'école secondaire Acadia est toujours prête à défendre les droits de tous les enfants et leur accès à l'éducation. Son panneau s'inspire de l'article 28 de la CRDE. 

Hayley Grossman s'est engagée à combattre la discrimination pour des motifs personnels (article 2 de la CRDE). Il y a 20 ans, son oncle déménageait en Californie, où il a rencontré son amoureux. En 2008, ils ont enfin pu se marier lorsque la Californie a légalisé le mariage entre conjoints de même sexe (pour ensuite abroger ce droit entre 2009 et 2013). L'élève de 7e année de l'école Charleswood School a créé un panneau qui arbore le drapeau de la fierté gaie et deux couples homosexuels. " À mes yeux, ce panneau affirme qu'on ne doit jamais juger une personne à cause de la personne qu'elle aime, et que tous les êtres humains ont le droit d'être aimés ", dit-elle.

Sydney Bell évoque l'article 14 de la CRDE en raison de sa famille représentative de la diversité et des croyances religieuses de ses membres. La moitié de sa famille est originaire de Trinité et l'autre moitié de la Grande Bretagne. " Après avoir voyagé partout où j'ai de la parenté, j'ai compris que tout le monde est égal ", explique l'élève de 7e année de l'école Charleswood School. " Je célèbre les différentes religions et les différents styles de vie des membres de ma famille. Chacun a le droit de vivre sa religion et d'être qui il est, peu importe la manière ou la forme. "

Rogie Guobadia croit profondément dans le droit à un logement. " Je viens du Nigéria, où des gens n'ont pas de maison ", a indiqué l'élève de 3e année de l'école Pacific Junction. " Ça me rend triste. J'ai peint une maison et un garçon sur ma tuile, pour qu'il ait une maison où il se sentira en sécurité. " (Article 27 de la CRDE)

Avery Anderson a commencé à réfléchir au droit à une identité (article 7 de la CRDE) quand elle a étudié avec ses camarades de classe une série de livres intitulé Parvana's Journey. " Je me suis alors rendu compte que j'étais chanceuse d'avoir une identité, un nom et un passeport ", se rappelle l'élève de 5e année de l'école Pacific Junction. " Beaucoup d'enfants chinois n'ont pas ce droit. Ma tuile montre une personne sans identité, qui cache son visage, parce qu'elle est une personne sans identité. "

Nicholas Rivera-Ospina est convaincu que les gens ont droit à leur opinion (article 13 de la CRDE). Sur son panneau, l'élève de 8e année de l'école Charleswood School a dessiné des gens qui manifestent pour défendre ce droit. Fils d'immigrants de la Colombie, Nicholas a grandi en parlant l'anglais et l'espagnol, puis il a appris le français à l'école. " Une personne dans le bas du panneau dit les mots "J'ai el right", inscrits dans une bulle, ce qui signifie "J'ai le droit" dans les trois langues que je parle ", dit-il.

À propos du projet sur les droits de la personne de Pembina Trails

Imaginez ce qui suit : une division scolaire qui décide de monopoliser le stade Investors Group Field. Les 20 et 21 mai 2015, des élèves de la division scolaire Pembina Trails transformeront un terrain de football en une gigantesque mosaïque sur le thème des droits de l'enfant.

Les 13 000 élèves de la division créeront chacun un panneau unique de 8 sur 10 illustrant leur vision de ce que sont les droits de la personne. Puis les élèves de la 1re à la 12e année, qui fréquentent les 33 écoles de Pembina Trails, se réuniront sur la pelouse, chacun disposant son œuvre à côté de celles de ses camarades. Des milliers de panneaux créeront une immense installation artistique, à une échelle vraiment inédite. Pembina Trails est la première division scolaire canadienne à créer une installation artistique sur les droits de la personne d'une telle envergure.

La division a d'abord annoncé le projet et son partenariat avec les Blue Bombers de Winnipeg le 12 février (voir la vidéo).

Même si chaque tuile sera unique, la cause mise de l'avant est la même. Jour après jour, les éducateurs et éducatrices de Pembina Trails s'efforcent de créer une véritable solidarité communautaire et le sens de l'appartenance chez les jeunes de nos écoles. Ils savent que ces leçons doivent dépasser le cadre de la classe. Le projet sur les droits de la personne de Pembina Trails a pour but d'être un catalyseur du changement. Pour dire les choses simplement, ils veulent aider une génération d'élèves qui sont déjà intéressés par les questions de justice sociale, de droits de la personne et d'action sociale. Cette installation artistique novatrice est un événement qui s'étalera sur deux jours, un moment bouleversant d'une grande beauté, sans parler du fait que ce sera une première dans le monde scolaire canadien.

Les écoles seront réparties en quatre groupes les 20 et 21 mai. Chaque jour, une fois les panneaux en place, une courte activité se tiendra avec des mécènes locaux, des élèves et des diplômés de Pembina Trails, qui partageront des messages sur la façon dont nous pouvons tous et toutes promouvoir les droits de la personne. 

Le public aura accès au stade Investors Group le 21 mai de 15 h 30 à 19 h 30.


Le Musée canadien pour les droits de la personne s'est allié à la division scolaire pour faire connaître cette activité au grand public et participer au programme. Le Musée aura un kiosque au stade Investors Group, où les élèves, leur famille et les membres du public pourront en apprendre plus sur les droits de la personne, les droits des enfants et le MCDP. Le kiosque comportera un " mur de graffitis ", sur lequel les jeunes seront invités à écrire ou illustrer leurs messages. Gail Asper, présidente de la campagne nationale des Amis du MCDP, prendra la parole devant les jeunes à l'occasion de l'activité de clôture, le 21 mai à 14 h.


Les droits de l'enfant sont présentés sous divers angles au Musée : 

  • La Convention relative aux droits de l'enfant, adoptée par l'ONU en 1989, et autres déclarations internationales portant sur les droits des enfants sont présentées dans la galerie Les tournants de l'humanité.
  • Dans la même galerie, on retrouve des " livres " numériques interactifs verticaux, que l'on active en pointant les éléments à l'écran, avec un narrateur enfant et deux récits vidéo sur des défenseurs des droits de l'enfant qui œuvrent en Colombie, et une campagne internationale contre l'enrôlement des enfants soldats. 
  • La galerie Les droits aujourd'hui comprend une carte du monde interactive offrant six histoires internationales sur les droits des enfants.
  • Le droit au jeu est abordé dans cette galerie à travers l'histoire de jeunes d'Afrique qui fouillent les dépotoirs pour trouver des matériaux avec lesquels ils fabriquent des ballons de soccer.
  • Les panneaux des esprits dans la galerie Perspectives autochtones illustrent la vision que des jeunes autochtones ont des droits de la personne.
  • Une galerie consacrée à la jeunesse, soit Chaque geste compte, comprend une table de jeu interactive, où les joueurs et joueuses font des choix en fonction d'histoires de la vie de tous les jours, au foyer et à l'école, comme organiser des équipes de sport urbaines ou s'opposer à l'intimidation.

Personnes-ressources – médias

Maureen Fitzhenry