Réouverture conformément à l’ordre de santé publique du Manitoba

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Le panorama d'une ville la nuit. À l'avant-plan, il y a une rivière bordée d'arbres, un bâtiment lumineux en verre et un pont.

Photo : MCDP, Aaron Cohen

Détails du communiqué

Au cours des derniers jours, nous avons reçu un grand nombre de questions, de commentaires et de critiques concernant notre décision de rouvrir le 27 juillet, conformément à l'ordre de santé publique de la Province. Actuellement, la loi nous autorise expressément à n’admettre que les personnes ayant reçu une double vaccination contre la COVID‐19 et les enfants de moins de 12 ans accompagnés d’adultes pleinement vaccinés de leur maisonnée.

La majorité des commentaires semblent provenir de personnes qui ont choisi de ne pas se faire vacciner contre la COVID‐19 ou qui soutiennent celles qui ont fait ce choix. Je comprends que les gens aient l’impression que le Musée fait de la discrimination envers les personnes non vaccinées. Il est toutefois important de fonder notre comportement sur les principes des droits de la personne. 

La discrimination est définie en droit comme le fait de traiter une personne différemment en raison d’une caractéristique qui est à la base de qui elle est en tant qu’être humain (lorsqu’il n’y a pas de motif raisonnable de le faire). Ces caractéristiques comprennent l’âge, l’ascendance, l’origine ethnique, le sexe, l’orientation sexuelle, les croyances religieuses, l’identité de genre et le handicap. Nous devons faire attention à ne pas assimiler le choix de ne pas se faire vacciner à ces caractéristiques protégées lorsque nous examinons ce qui peut être considéré comme discriminatoire.

Les lois sur la santé publique – et en fait, nos lois en général – ont souvent pour objet d’appliquer des restrictions raisonnables au comportement individuel pour la santé et la sécurité du grand public. Elles doivent ainsi trouver un équilibre entre les droits individuels et la responsabilité collective. En tant qu’institution publique, le Musée a un rôle à jouer dans la responsabilité collective pour la santé, la sécurité et le bien‐être du public que nous servons.

Par conséquent, nous avons pris la décision d’ouvrir nos portes conformément à l’ordre de santé publique – la même loi qui s’applique à tout le monde dans la province du Manitoba. Nous respecterons le droit à la vie privée des gens en ce qui concerne les renseignements personnels sur la santé, que nous ne recueillerons pas et ne conserverons pas. Nous ferons en sorte que les visites soient aussi sûres et faciles que possible, car nous voulons que le Musée fasse partie de votre parcours pour en savoir plus les droits de la personne et inspirer le changement dans le monde.

J’aimerais souligner que ces règlements sont temporaires et destinés à inhiber le virus et à aider à mettre fin à la pandémie. J’encourage toutes les personnes à se faire vacciner. C’est la chose la plus importante que nous puissions faire pour nous protéger et protéger les gens qui nous entourent.

Un petit nombre de commentaires provient de gens préoccupés par le fait que certaines personnes ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons de santé. Nous comprenons ces préoccupations et nous nous adresserons à Santé publique pour demander des modifications qui nous permettront de répondre raisonnablement à ces besoins.

Enfin, j’aimerais encourager les gens à maintenir un dialogue respectueux à tout moment. Bien qu’il soit important de discuter de ce qui constitue une question de droits de la personne – et de ce qui ne l’est pas – certaines personnes ont eu recours à un langage raciste et abusif et ont menacé des gens qui travaillent ou sont bénévoles au Musée. La tolérance zéro s’applique à ce type de commentaires. Ces menaces font l’objet d’un examen par notre équipe de sécurité et certaines sont transmises à la police.

Bien que la pandémie soit un défi de taille, je pense que nous devons en sortir avec une plus grande empathie pour les autres. Plus nous en apprenons sur les droits de la personne, plus nous sommes à même de traiter les questions de notre époque qui nous touchent le plus profondément, y compris la COVID‐19.

J’ai hâte d’accueillir à nouveau les membres du public le 27 juillet. J’ai également hâte de continuer à avoir des conversations importantes et complexes.

Isha Khan
Directrice générale
Musée canadien pour les droits de la personne

Isha Khan (elle) est une avocate, une éducatrice et une leader communautaire qui se voue à la promotion d’une culture des droits de la personne au Canada et au‐delà. Elle a assumé son rôle de directrice générale du Musée canadien pour les droits de la personne en août 2020. 

Née à Winnipeg, elle est diplômée de l’Université du Manitoba et de l’Université de Victoria. Elle a travaillé dans le secteur privé à Calgary avant de revenir au Manitoba pour diriger le développement institutionnel et la gestion du changement à Centraide Winnipeg. Elle a travaillé à la Commission des droits de la personne du Manitoba, d’abord en tant que conseillère juridique, puis en tant que directrice générale, et a fait avancer plusieurs initiatives importantes fondées sur les droits et des campagnes d’éducation publique. Avant d’entrer en fonction au Musée, elle a été nommée par le gouvernement du Canada pour examiner les conditions des personnes incarcérées en isolement dans les pénitenciers fédéraux. 

Outre ses réalisations professionnelles, elle est également une bénévole communautaire dévouée qui préside le conseil d’administration de Centraide Winnipeg.

Tout au long de sa vie, Isha Khan a contribué à bâtir des communautés où chaque personne est respectée et habilitée à réaliser son plein potentiel. Elle poursuit ce travail au Musée, en faisant participer les gens du monde entier à un mouvement croissant pour l’espoir et les droits de la personne.