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Sept Canadiens et Canadiennes partagent des histoires inspirantes dans une nouvelle exposition pour Canada 150

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Un homme d'Halifax arrivé comme réfugié de la Somalie devient un pompier et un entraîneur de basket-ball. Un danseur de Calgary vivant avec la paralysie cérébrale joue un rôle de premier plan dans une troupe de danse théâtrale. Les deux femmes d'un couple de Montréal obtiennent le droit légal d'être reconnues également comme parents de leurs enfants.

Une nouvelle exposition du Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) fait valoir les histoires inspirantes et contemporaines de Canadiens et de Canadiennes qui travaillent à surmonter des défis liés aux droits de la personne. L'exposition, qui commence le 1er mars, est l'une de quatre que présente le Musée cette année à l'occasion du 150e anniversaire du Canada.

Par l'entremise de courtes vidéos, Notre Canada, mon histoire explore la vie de sept personnes remarquables qui travaillent à surmonter des difficultés liées aux droits de la personne (voir ci-dessous). L'exposition invite les visiteurs et visiteuses à trouver des liens et à faire des rapprochements qui défient les perceptions et célèbrent la diversité – pour engager la réflexion sur les différences et les similitudes entre nous, et ce qui nous lie tous et toutes comme Canadiens et Canadiennes.

" Le gouvernement du Canada est fier de soutenir la nouvelle exposition du Musée canadien pour les droits de la personne, Notre Canada, mon histoire, remarque l'honorable Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien. Les Canadiens remarquables qui ont raconté leurs histoires inspirantes contribuent à bâtir un Canada accueillant où chacun peut grandir et réaliser pleinement son potentiel. "

Notre Canada, mon histoire sera en montre jusqu'à l'automne dans la galerie Expressions, au niveau 6. Elle comprend des stations de visionnement circulaires disposées le long d'un sentier éclairé par des luminaires suspendus au plafond, ainsi que des activités en galerie qui inviteront les membres du public à partager leurs propres images et histoires. L'exposition a été réalisée par l'équipe interne du MCDP composée de spécialistes en recherche, en conservation et en conception d'expositions, en collaboration avec Humainologie, une entreprise de production multimédia appuyée par le Calgary Centre for Global Community.

" Le Canada est plein de gens ordinaires qui font des choses extraordinaires pour améliorer notre pays et notre monde, souligne John Young, président-directeur général du MCDP. À titre de modèles, ces personnes peuvent aider à favoriser l'éducation et à accroître la sensibilisation quant aux façons de travailler tous et toutes à la promotion des droits de la personne. "

Les sept vidéos qui constituent l'exposition pourront également être visionnées en ligne à tour de rôle. On peut consulter le site Web du MCDP pour obtenir plus de détails.

La galerie Expressions est généreusement appuyée par la Richardson Foundation et la famille Richardson.

Sept histoires canadiennes

On fait valoir les histoires de ces Canadiens et Canadiennes dans une nouvelle exposition, Notre Canada, mon histoire, qui commence le 1er mars au MCDP :

Ali (Halifax) : " J'appartiens à cette collectivité. C'est mon pays. Je suis intégré au tissu social. Je ne suis pas moins que quiconque et je suis fier d'être Canadien. "

Ali Duale et sa femme se sont enfuis d'une guerre civile brutale en Somalie en 1991. Ils ont vécu dans un camp de réfugiés au Kenya avec leurs trois enfants avant de venir au Canada, six ans plus tard. Ali est devenu pompier et a maintenant huit enfants, est entraîneur de deux équipes de basket-ball, organise un programme de natation, siège au conseil d'administration de la Maritime Muslim Academy et a aidé à planifier une nouvelle mosquée. Il a récemment été nommé officier de diversité et de liaison communautaire pour le service d'incendie d'Halifax.

Widia (Montréal) : " Je pense que la réconciliation commence tout d'abord par une prise de conscience, puis par une reconnaissance. La réconciliation pour moi a quand même différents niveaux. Je le vois vraiment comme un processus de guérison collective. "

Widia Larivière a cofondé le chapitre québécois du mouvement Idle No More en 2012, motivée par des préoccupations pour les terres ancestrales et l'environnement à la suite de l'adoption du projet de loi C-45. Elle réalise des documentaires, écrit et commente sur la situation déplorable de beaucoup de femmes autochtones. Widia a récemment fondé Mikana, organisme de sensibilisation aux problèmes que connaissent les peuples autochtones. Elle a récemment accepté un poste à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec.

Thomas (Calgary) : " Les possibilités pour les personnes handicapées de participer à des activités comme le théâtre et la danse sont rares. Je crois qu'en le faisant, en étant visibles, nous contribuons à faire tomber des barrières. "

Thomas Poulsen était un acteur, un danseur, un militant et un humanitaire qui était motivé à rendre le monde meilleur et plus juste pour tous et toutes. Né avec la paralysie cérébrale, il se servait de béquilles pour améliorer sa mobilité. Il était également membre actif de la troupe MoMo Mixed Ability Dance Theatre, qui rassemble des artistes professionnels et potentiels de toutes capacités pour explorer le mouvement, la voix, le théâtre, la danse et l'improvisation. Il était aussi membre du groupe Disability Action Hall et travaillait à titre de professionnel pour aider les personnes ayant des déficiences développementales. Thomas est décédé en janvier 2017.

Sylvia (Iqaluit) : " Nous venons d'une culture où le partage est primordial. Nous ne gardons rien pour nous-mêmes. Nous partageons tout par la nourriture, et en nous aimant les uns les autres, en famille et dans la communauté. "

Sylvia Cloutier est née à Kuujjuaq, Nunavik dans le Nord québécois et vit maintenant à Iqaluit. Dans sa vie quotidienne, elle est confrontée à des défis liés au droit à l'alimentation saine, aux prises avec des questions touchant la sécuritaire alimentaire, l'accessibilité et les prix élevés des aliments, comme la plupart des gens dans le Nord. Elle fait également du chant de gorge et du tambour et a cofondé l'entreprise artistique Aqsarniit, qui réalise des spectacles faisant la promotion de la culture inuite. Elle travaille comme réalisatrice de télévision.

Shawn (Saskatoon) : " Faire sa place au sein d'une communauté, et de la société en général, c'est extrêmement important de faire sa place en étant toi-même. La diversité culturelle, même la diversité personnelle, célèbre ça! Sois toi-même. Sois une personne qui sort du lot. "

Shawn Jobin est un auteur-compositeur-interprète, rappeur, poète slammeur et DJ fransaskois qui a gagné bon nombre de prix pour son hymne de fierté de la langue française " Au nom de la nation : Tu m'auras pas ", qui est un cri de ralliement contre l'assimilation. Sa musique exprime son amour de la langue française, sa culture et son sentiment d'appartenance. Il est fier de faire partie d'une génération qui recherche la justice sociale par l'art et la culture.

Mona (Montréal) : " Le défilé de la Fierté c'est pour montrer qu'on est là, qu'on existe, pour que les gens puissent nous voir, pour voir que finalement, on est des familles juste comme les autres familles. On sait qu'il y a toutes sortes de familles et pourtant il y a toujours des lacunes dans les protections légales. "

Mona Greenbaum a aidé à reformer le Code civil du Québec en 2002 pour permettre aux couples homosexuels d'adopter des enfants nés ou habitant au Québec, ou de commencer leur famille par procréation assistée. Ainsi, elle et sa conjointe pouvaient être reconnues également comme parents de leurs enfants. Depuis, elle a continué de lutter pour l'égalité des droits et des possibilités pour les parents lesbiens, gais, bisexuels et transgenre. Mona est directrice de la Coalition des familles LGBT au Québec.

Kevin (Vancouver) : " Étant donné mes antécédents familiaux, je sais combien il peut être terrifiant de venir dans un nouveau pays. Si j'ai de la chance, j'aurai plus de possibilités de faire le bien et d'en saisir l'occasion. "

Kevin Takahide Lee est d'origine japonaise et chinoise. Ses grands-parents japonais-canadiens ont été emprisonnés puis relogés de force pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a un sentiment d'attachement très fort à l'histoire de sa famille et ressent le besoin de raconter leur histoire. Il a été invité à se joindre à un groupe de discussion interculturel de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Kevin est un ténor professionnel avec Vancouver Opera et a créé une chorale pour des personnes nouvellement arrivées et autres personnes qui souhaitent combler les fossés entre les cultures et les générations.

Personnes-ressources – médias

Maureen Fitzhenry