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Visitez le Musée pour 5 $ seulement le vendredi 13 décembre de 17 h à 21 h.

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Finalisation d’un accord historique avec le Musée par une cérémonie orale autochtone

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Deux hommes et une homme dansent côte à côte. Un homme porte une veste rouge et une coiffe. L’autre homme, en veston, porte une boîte en bois cintré sculpté selon le style autochtone de la côte Ouest. À l’arrière-plan, on voit deux grands totems et des gens en tenue traditionnelle.

Détails du communiqué

L’accord historique entre l’artiste kwakwaka’wakw Carey Newman (Hayalthkin’geme) et le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) a été finalisé aujourd’hui dans le cadre d’une cérémonie traditionnelle à Kumugwe, la maison commune de la Première Nation K’ómoks, sur l’île de Vancouver.

C’est la première fois dans l’histoire du Canada qu’une société d’État fédérale ratifie un contrat juridiquement contraignant dans le cadre des traditions autochtones – un processus qui a suscité l’intérêt des communautés juridiques et culturelles, des peuples autochtones et des universitaires du monde entier.

L’accord novateur régit la protection et l’utilisation de la Couverture des témoins, la puissante installation artistique de Carey Newman qui est composée de plus de 800 articles recueillis auprès de survivants et survivantes et de sites liés aux pensionnats indiens d’un bout à l’autre du Canada. Selon une démarche sans précédent, les traditions et la gouvernance kwakwaka’wakw et le droit coutumier occidental ont reçu la même importance, conférant des droits à l’œuvre elle-même comme une entité juridique qui porte les histoires des survivants et survivantes.

La cérémonie, qui s’est tenue près du territoire traditionnel de Carey Newman, a été facilitée par le chef et leader spirituel Wedlidi Speck, qui dirige le (clan) Gixsam namima du peuple kwagul. La cérémonie comprenait des chants et des danses en présence d’un masque des ancêtres, avec Carey Newman et John Young, président-directeur général du MCDP, qui ont chacun déclaré leur but et leurs intentions pour la gestion de la Couverture des témoins. Des témoins respectés de la communautékwakaka’wakw, des jeunes, des aînés et aînées et d’autres personnes ayant des liens avec le projet ont ensuite parlé de leurs responsabilités comme conteurs et conteuses et comme gardiens et gardiennes du souvenir. Les parties ont célébré avec un repas dans la tradition du potlatch, reconnaissant le don de l’accord et la relation profonde qui s’est tissée.

« La réconciliation, c’est abandonner certaines façons de faire les choses et chercher de nouvelles façons de faire qui modifient fondamentalement la nature des relations », a déclaré Carey Newman, maître sculpteur, qui est actuellement professeur Audain de pratique de l’art contemporain du Pacifique Nord-Ouest, à l’Université de Victoria. « Par les mots et la mémoire partagée, nous pouvons exprimer notre engagement d’une manière qui transcende les contrats écrits – comment nous nous sentons, nos espoirs et nos objectifs pour cette entente et notre relation en tant que gardiens collaborateurs de la Couverture et des histoires des survivants et survivantes qu’elle contient. »

John Young a mentionné que l’approche adoptée dans le cadre de cet accord reflète l’engagement du Musée à reconnaître l’importance des valeurs autochtones d’une manière qui encourage la réflexion et la discussion sur la promotion des droits de la personne.

« La Couverture des témoins a une importance nationale en tant que cadre de conversation sur le génocide des peuples autochtones au Canada, a-t-il souligné. Alors que nous reconnaissons ensemble nos devoirs en tant que gardiens, nous voulons commencer d’une bonne manière, basée sur une relation forte de compréhension et de respect partagés. »

La professeure Rebecca Johnson, directrice associée de l’Indigenous Law Research Unit de l’Université de Victoria, a déclaré que la cérémonie orale lie chaque partie à un niveau plus profond que la simple signature d’un document juridique. Par leur corps, leurs paroles et leurs interactions, les participants et participantes donnent vie à l’accord en tant qu’entité physique, a-t-elle expliqué.

« Le fait que les parties soient face à face, qu’elles se voient et s’entendent exprimer leurs engagements et leurs intentions est important », a déclaré Rebecca Johnson, qui a assisté à l’événement d’aujourd’hui. « La cérémonie place l’accord dans leur mémoire et l’inscrit dans leurs intentions personnelles. »

Le Musée entreprendra bientôt les travaux de restauration de l’installation d’art à armature de cèdre, qui mesure 12 mètres de longueur, en prévision d’un prochain projet d’exposition. Une reproduction photographique itinérante est actuellement en tournée au Canada. Elle est exposée à la Neil John Maclean Health Sciences Library de Winnipeg jusqu’au 31 octobre, puis se rendra dans d’autres endroits en Saskatchewan, en Alberta, en Ontario, en Colombie-Britannique et au Yukon.

Un nouveau livre, intitulé Picking up the Pieces: Residential School Memories and the Making of the Witness Blanket (en anglais seulement), a été publié récemment par Orca Book Publishers. Un lancement national officiel du livre est prévu pour le 20 novembre au MCDP à Winnipeg avec Carey Newman, la coauteure Kirstie Hudson et Shelagh Rogers, animatrice à la radio nationale de la CBC. Un documentaire sur la Couverture des témoins est également distribué par le MCDP à des fins éducatives et par Animiki See Distribution, une filiale du Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN), pour diffusion.

Le Musée canadien pour les droits de la personne est le premier musée du monde exclusivement consacré à l’évolution des droits de la personne, à leur avenir et à leur célébration. Mettant à profit des technologies multimédias immersives et d’autres approches novatrices, le Musée crée des rencontres inspirantes autour des droits de la personne dans le cadre d’une expérience à nulle autre pareille. 

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Personnes-ressources – médias

Maureen Fitzhenry