La nouvelle éducatrice en résidence mettra l’accent sur les programmes d’anti-racisme

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Une femme noire souriante est debout devant une rangée d'arbres. Elle regarde vers sa gauche.

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Une enseignante de l’Alberta, cofondatrice de la première association d’enseignant·e·s noir·e·s de la province, devient la nouvelle éducatrice en résidence du Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP).

Sarah Adomako‐Ansah, animée par sa passion pour la diversité, la représentation et les technologies, créera des programmes et des ressources destinés tant aux élèves qu’aux enseignant·e·s et qui porteront sur la lutte au racisme. Travaillant depuis Edmonton, elle mettra à profit la possibilité de travailler en ligne pour converser avec les enseignant·e·s et les classes de tout le pays.

« Mon intention est d’amplifier la voix des personnes noires, autochtones et de couleur de tout le Canada, explique‐t‐elle. Moi, je n’ai jamais eu d’enseignant·e·s·noir·e·s, ce qui est une des raisons qui m’ont poussée à devenir enseignante. Je voulais soutenir tous mes élèves dans leur identité, mais je voulais surtout que les jeunes filles noires voient une enseignante qui leur ressemble. »

Lancé en 2017, le programme d’éducateur·trice en résidence vise à favoriser et soutenir la création de programmes éducatifs sur les droits de la personne destinés aux jeunes, tant sur place qu’en ligne.

En plus d’enseigner à l’école élémentaire St. Pius X d’Edmonton, Sarah a été tutrice pour le Council for Canadians of African and Caribbean Heritage (conseil des Canadien·ne·s d’ascendance africaine et caribéenne). Au mois de juin 2020, elle a cofondé la Black Teachers Association of Alberta (Association des enseignant·e·s noir·e·s de l’Alberta). De deux membres au départ, l’Association en compte maintenant 75 et des centaines d’allié·e·s. Elle attire des milliers de connexions sur les médias sociaux et offre des séances de perfectionnement professionnel, des conférences, des balados, des vidéos et des chroniques, notamment « Melanin Mondays » où, chaque semaine, on dresse le portrait d’une personne racialisée qui travaille en éducation.

Pour le Musée, Sarah compte s’appuyer sur son enthousiasme pour les technologies pour créer des façons d’intéresser les élèves à l’apprentissage des droits de la personne, procurer des ressources aux enseignant·e·s et améliorer les visites scolaires, qu’elles aient lieu sur place ou virtuellement. La demande pour les excursions virtuelles est énorme depuis la pandémie de COVID‐19. Dans ces excursions qui se font à distance, un·e guide interprète fait visiter les galeries aux classes en temps réel, et les classes ont l’occasion d’interagir en fonction de différents thèmes touchant les droits de la personne.

Plus de 17 000 élèves ont participé à ces excursions en 2020–2021, dont 8 000 élèves de l’Alberta, le plus haut taux de participation parmi les provinces. En ce début d’année scolaire, nous offrirons exclusivement des excursions virtuelles, jusqu’à ce que les enseignant·e·s jugent que les visites scolaires sur place peuvent reprendre en toute sécurité.

De plus, le Musée travaille à la mise sur pied d’un Cercle consultatif d’enseignant·e·s du Canada (CCEC), chargé de veiller à ce que le contenu élaboré soit pertinent pour les enseignant·e·s de tout le pays. La composition du Cercle reflétera la diversité du peuple canadien et permettra au Musée de tenir compte des situations provinciales et régionales dans son travail permanent.

Le Musée canadien pour les droits de la personne est le premier musée du monde exclusivement consacré à l’évolution des droits de la personne, à leur avenir et à leur célébration. Mettant à profit des technologies multimédias et d’autres approches novatrices, le Musée offre aux personnes de tous les âges des rencontres inspirantes autour des droits de la personne dans le cadre d’une expérience à nulle autre pareille.

Personnes-ressources – médias

Maureen Fitzhenry (elle)