Les machines peuvent-elles être malveillantes?

Une experte reconnue de l’IA, qui participera à un événement du MCDP en ligne, recommande que la technologie reste « humaine »

Mots-clés pour Les machines peuvent-elles être malveillantes?

Une femme portant un manteau de cuir noir.

Détails du communiqué

L’intelligence artificielle (IA) est‐elle la menace mondiale la plus dangereuse pour les droits de la personne? Ou est‐elle une force puissante pour le bien ? Rumman Chowdhury, Ph. D., l’une des expertes les plus influentes d’Amérique du Nord en matière d’IA et d’apprentissage automatique, explorera cette question lors d’un événement en ligne très attendu le 19 novembre.

Modérée par Dragana Kaurin, chercheuse en droits de la personne à l’Université de Harvard, cette conférence et discussion virtuelle gratuite a été organisée par le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) en partenariat avec Zena Simces et Simon Rabkin, Ph. D., pour la deuxième édition annuelle de la conférence Simces & Rabkin Family Dialogue on Human Rights.

La semaine dernière, le commissaire à la protection de la vie privée du Canada a émis des recommandations visant à réglementer l’IA afin de protéger la vie privée et les droits de la personne des Canadiens et des Canadiennes.Les données Internet ont été décrites comme « le nouveau pétrole » qui alimente une économie technologique mondiale de plusieurs milliards de dollars. « Cette économie ne peut pas se développer sans l’extraction de quantités massives de données, déclare Mme Chowdhury. Pour réussir, il faut créer l’infrastructure et posséder les moyens qui permettent de collecter et de stocker ces données. »

De riches sociétés multinationales, dont certaines sont contrôlées par des gouvernements autoritaires, ont rapidement mis en place un « écosystème de surveillance » qui va au‐delà des logiciels de reconnaissance faciale pour s’étendre au contrôle potentiel de bases de données gouvernementales entières. Parallèlement, des applications invasives exploitent les données personnelles et déshumanisent les interactions qui sont « l’élément vital » de la société, dit‐elle.

« La technologie n’existe pas dans une bulle – c’est une interaction entre l’humanité et la science, donc nous avons tous et toutes un rôle à jouer pour qu’elle nous serve mieux.»

ACTIVITÉ : Rumman Chowdhury, experte en IA – conférence et conversation en ligne

DATE/HEURE :  Le jeudi 19 novembre à 19 h HNC

LIEU : Programme en direct par Zoom (en ligne). Veuillez vous inscrire à l’avance. Gratuit.

Rumman Chowdhury est une scientifique de données et une sociologue bengalie‐américaine passionnée par l’intersection entre l’IA et l’humanité. Elle a été nommée comme l’une des dix personnes les plus influentes dans le domaine de l’IA à suivre sur Twitter. Elle a également été nommée par Forbes comme l’une des cinq personnes d’influence sur l’IA. Elle est actuellement la directrice générale et fondatrice de Parity, une société de plate‐forme d’audit algorithmique qui aide les entreprises à se conformer aux normes éthiques les plus strictes.

Dragana Kaurin est chercheuse au Berkman Klein Center for Internet and Society de l’Université de Harvard. Son travail se concentre sur la protection des données et les droits numériques des personnes réfugiées et des demandeurs et demandeuses d’asile. Elle a fondé le Localization Lab, qui encourage le développement technologique en collaboration avec les utilisateurs finaux.

Personnes-ressources – médias

Maureen Fitzhenry