Excuses officielles de la part de l’équipe de direction du MCDP

Mots-clés pour Excuses officielles de la part de l’équipe de direction du MCDP

Vue extérieure du Musée avec des herbes des prairies à l’avant-plan.

Photo: CMHR, Aaron Cohen

Détails du communiqué

De janvier 2015 (date à laquelle le Musée a commencé à offrir des programmes éducatifs) jusqu’à la mi‐2017, le Musée a répondu aux demandes de certains groupes scolaires qui souhaitaient recevoir des programmes scolaires adaptés qui excluaient – ou même cachaient – le contenu au sujet des personnes LGBTQ2+.

Cette pratique était répréhensible et on y a mis fin. Elle est contraire au mandat du Musée, et contraire à tout ce que nous défendons en tant que musée des droits de la personne. Nous nous excusons d’avoir brisé la confiance qui nous a été accordée par la communauté LGBTQ2+, nos visiteurs, nos visiteuses, notre personnel et nos bénévoles, nos membres et nos donateurs et donatrices, et pour le mal et le préjudice que cette trahison a causés. Nous avons manqué à notre responsabilité de dirigeants et de dirigeantes.

La communauté LGBTQ2+ a une longue et douloureuse histoire de dissimulation, d’invalidation et de marginalisation de ses histoires et de ses expériences. Bon nombre de membres de la communauté se tournent vers le Musée pour qu’il accorde à ces histoires la place qu’elles méritent, car elles constituent un élément crucial de la lutte pour les droits des personnes qui se poursuit aujourd’hui. Le fait que le Musée tente activement de cacher ces histoires et ces expériences qui sont exposées en évidence dans nos galeries n’est pas seulement la répétition douloureuse d’un modèle d’oppression ; c’est une profonde trahison. C’est une trahison de la communauté LGBTQ2+ qui a fait confiance au Musée pour raconter ses histoires. C’est une trahison des élèves qui ont le droit de connaître toute l’histoire de la lutte actuelle pour les droits de la personne. C’est une trahison envers notre personnel et nos bénévoles qui sont venus travailler dans ce Musée parce qu’ils veulent aider à créer une société plus juste, plus libre et plus équitable. C’est une trahison envers nos membres et nos donateurs et donatrices qui ont soutenu et maintenu le Musée parce qu’ils croient aux droits de la personne. Et c’est une trahison de la conviction centrale du Musée que tous les êtres humains naissent égaux en dignité et en droits.

Les mots ne veulent rien dire sans les actes. Un examen approfondi de cette question sera effectué au cours des prochaines semaines dans le cadre du processus d’examen des plaintes relatives au racisme et à la discrimination systémiques, lancé plus tôt cette semaine. Cet examen permettra de formuler des recommandations sur les prochaines étapes nécessaires pour mettre fin à toute forme de discrimination au Musée.

Parallèlement à cet examen, le Musée mettra en œuvre un certain nombre d’initiatives précises visant à améliorer l’intégration des perspectives LGBTQ2+ dans toutes ses activités et à éradiquer toute discrimination systémique au sein du Musée. Ces initiatives seront profondément influencées par le personnel et nous créerons des structures pour garantir une contribution et une participation significatives à la prise de décision à tous les niveaux du Musée. Nous partagerons nos idées publiquement et plus en détail dans les prochains jours. En tant que dirigeants et dirigeantes, nous reconnaissons que la confiance a été brisée et que nous devons la mériter à nouveau. Nous espérons que vous nous donnerez l’occasion de le faire.

Respectueusement,
L’équipe de direction du MCDP

  • John Young, président‐directeur général
  • Susanne Robertson, chef de la direction financière
  • Mena Gainpaulsingh, directrice générale, Amis du Musée canadien pour les droits de la personne
  • Jacques Lavergne, vice‐président, Expérience de visite et développement commercial
  • Clint Curle, vice‐président, Expositions, conservation et partenariats
  • Lorraine Farmer, chef des ressources humaines