Après votre visite

Il n’est pas inhabituel que les enfants aient une réaction émotionnelle devant le contenu du Musée. En fait, plusieurs expositions sont justement conçues pour en provoquer une, afin que les visiteurs et les visiteuses se souviennent longtemps de leur visite.

Quand ils s’initient à un sujet difficile pour la première fois, bien des enfants se sentent mal à l’aise. Ce malaise peut déclencher de la colère ou des comportements inappropriés, comme des plaisanteries déplacées ou des remarques choquantes. Ces émotions peuvent être amplifiées chez les enfants sensibles ou traumatisés si une exposition parle de cruauté, d’injustice ou de violence.

Si l’enfant est contrarié, triste, en colère ou frustré, il importe de reconnaître ce type d’émotions et de démontrer à l’enfant qu’on le soutient et qu’on le laisse réfléchir à ce qu’il a vu et vécu. Après votre visite au Musée, vous pouvez diriger l’énergie émotionnelle de l’enfant vers des sentiments d’espoir et des actions positives.

Voici quelques stratégies pour l’aider :

  • Laissez-le exprimer ses sentiments en dessinant, en écrivant son journal ou en bougeant, , pour qu’il libère ses émotions.
  • Parlez-lui de sa visite au Musée et posez des questions qui encouragent la discussion. Certains enfants sont bavards, mais d’autres ont besoin qu’on les encourage à parler. N’hésitez pas à lui faire part de vos opinions, sans lui faire la morale. Suggestions de questions :
    • Qu’est-ce que tu as le plus aimé au Musée?
    • Qu’est-ce que tu as le moins aimé au Musée?
    • Y a-t-il eu une histoire, une personne, un objet ou une exposition qui t’a particulièrement touché?
    • Est-ce qu’il y a un droit de la personne qui compte vraiment pour toi? Lequel? Pourquoi?
    • Quels traits admires-tu le plus chez les gens?
    • Y a-t-il quelqu’un qui t’inspire? Comment et pourquoi?
    • Quel est le plus grave problème dans le monde, à ton avis? Et dans notre pays?
    • Comment changerais-tu le monde si tu le pouvais?
    • Si tu avais un superpouvoir, lequel choisirais-tu? Qu’en ferais-tu?
    • Qu’est-ce que notre famille pourrait faire pour que le monde devienne meilleur?

Essayez de montrer votre appui à tous les enfants, tant les tout-petits que les adolescents et les adolescentes, qui se sentent inspirés d’agir après leur visite au Musée. S’engager est la meilleure façon de combattre le sentiment d’impuissance, de favoriser des changements positifs et de reprendre espoir en l’avenir. Encouragez les enfants à agir chaque jour, selon leur âge, pour défendre les droits de la personne.

Suggestions d’activités après votre visite :

Avec les enfants de moins de 7 ans

  • Soulignez et renforcez les actions positives de l’enfant en dressant une liste des façons par lesquelles il a favorisé un sentiment d’inclusion et des endroits où il a posé ces gestes. Mettez l’accent sur l’idée de tisser des liens, d’appartenir et de coopérer. Les enfants peuvent représenter en dessins leurs actions positives.

Avec les enfants de 7 à 12 ans

  • Demandez à l’enfant s’il y a un sujet qui l’a particulièrement interpellé au Musée. Incitez-le à l’explorer davantage. Lorsqu’il connaît bien le sujet et gagne ainsi de la confiance, encouragez-le à passer à l’action, par exemple en organisant une activité à l’école ou dans son quartier.
  • Encouragez l’enfant à faire un collage sur une affiche ou dans un album pour présenter ses souvenirs du Musée. Il peut aussi dessiner ce qu’il a vu et vécu et combiner ces images avec son billet d’entrée, le guide des galeries ou les photos que vous aurez prises.

Avec les jeunes de 13 à 17 ans

  • Encouragez les jeunes à suivre l’actualité et aidez-les à faire des liens entre le monde autour d’eux et ce qu’ils ont appris au Musée.
  • Un jeune passionné par un droit de la personne présenté au Musée pourrait vouloir écrire une déclaration l’engageant à défendre ce droit. Il pourrait ensuite afficher sa déclaration quelque part où il la verra tous les jours (dans son casier à l’école, par exemple) pour se la rappeler et s’en inspirer.
  • Encouragez votre jeune à utiliser les médias sociaux. Il peut utiliser le mot-clic #AuMCDP et afficher des photos sur Twitter, Facebook ou Instagram. Il pourrait aussi participer à la discussion en explorant et partageant ses vues sur les droits de la personne avec Moi. Nous. Le monde