Célébrer le bonheur à l’occasion de la pleine Lune de l’oie

Enseignements cris avec Marilyn Dykstra, gardienne du savoir, et Peyton, aide traditionnelle

Le samedi 2 mai 2026

Une bernache du Canada se tient debout sur une plaque de neige fondante, ses plumes brunes et noires illuminées par la douce lumière du soleil, sur fond de nature ombragée. Visibilité masquée.

Photo : Jim & Robyn, CC-BY-NC

Détails de l'activité

Prix :
Gratuit, inscription requise
Lieu :
Musée canadien pour les droits de la personne. Le groupe se réunira dans la salle Bonnie & John Buhler, au niveau 1, puis se rendra ensemble au niveau 6.
Programme :
Le samedi 2 mai 2026, de 11 h à 14 h
Langue et accessibilité :
Cette activité sera présentée en anglais.

La Lune de l’oie de la tradition crie marque un tournant dans le cycle des saisons, un moment où le chant des bernaches qui reviennent annonce le renouveau, le mouvement et la promesse d’une vie qui s’éveille à nouveau. Elle nous rappelle que le bonheur n’est pas quelque chose de statique ou de facile à retenir : il migre, change et revient lorsque nous nous alignons sur notre propre croissance.

Tout comme les bernaches parcourent de longues distances, guidées par leur instinct et leur confiance, on nous invite à écouter cette petite voix qui nous pousse à sortir de notre zone de confort. C’est ainsi que le bonheur passe par les liens que l’on tisse.

Inspirons‐nous des bernaches et laissons libre cours à notre exubérance. Les émotions plus lourdes qui nous habitent pendant les mois sombres changent au gré des saisons. Nous ouvrons nos portes au monde à mesure que la neige fond et que nous sentons le soleil sur notre visage. Les jeunes ont hâte de mettre en pratique les leçons apprises pendant l’hiver et incitent les adultes à vivre avec enthousiasme.

Tout comme les bernaches, le leadership est tournant, collectif et relationnel. Tout s’articule autour de nos liens mutuels et de nos relations circulaires avec la terre. Le courage des bernaches leur a permis de retrouver leur espace et leur place en faisant confiance à la force de nos chemins traditionnels et en gardant espoir.

Exerçons‐nous à tracer notre chemin vers le bonheur en nous inspirant de la roue médicinale, car même si nous ne pouvons pas vivre dans une félicité éternelle, tout comme les bernaches, nous ne voyageons pas avec des bagages lourds. Prenons exemple sur leur répertoire et reprenons en chœur la mélodie : « Chaque jour, nous nous laissons porter par le vent. »

Les 30 premières personnes inscrites auront la possibilité de confectionner une paire de boucles d’oreilles afin de transmettre leur bonheur aux autres.

Atelier

Cet atelier fait partie d’une série mensuelle intitulée Wahkowtowin et façons d’être, animée par la gardienne du savoir Marilyn Dykstra. Chaque mois, nous explorerons une variété d’enseignements sur la lune, les perches de tipi et le thé dans la tradition inninewak (crie).

Wahkowtowin – qui se traduit par affinité ou parenté – met en évidence la façon dont les relations, les communautés et la nature sont toutes interreliées.

Les participant·e·s découvriront les liens qui les unissent aux autres et réfléchiront aussi à l’équilibre et aux droits de la personne par le biais d’enseignements et d’un thé traditionnel.

Peyton, aide traditionnelle, soutiendra les enseignements tout en poursuivant son parcours d’apprentissage au sein de wahkowtowin.

Marilyn Dykstra est une femme des Premières Nations du nord du Manitoba qui a le statut de membre en vertu du projet de loi C‑31. Depuis sa naissance, elle baigne dans un système matriarcal qui pratique les façons de penser et d’être autochtones. Aux côtés de sa famille, elle a participé à de nombreux mouvements pacifiques de justice sociale.

Marilyn utilise ses connaissances matriarcales comme fondement de son travail dans la communauté autochtone, un travail qui dure depuis plus de trente ans. Elle continue à suivre ses enseignements matriarcaux, mais elle a également passé sa vie à apprendre les connaissances traditionnelles et à transmettre ces enseignements.

Elle est danseuse de pow‐wow, gardienne du savoir et porte la responsabilité d’un ballot. Elle participe volontiers aux cérémonies d’attribution de noms, aux sueries, aux cérémonies du calumet, aux enseignements sur la lune et à bien d’autres choses encore.

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