La leçon d’humilité, Tapahtamisowin, de la Lune de l’aigle

Enseignements cris avec Marilyn Dykstra, gardienne du savoir, et Peyton, aide traditionnelle

Le samedi 4 avril 2026

Un grand aigle à tête blanche vole en silhouette devant la pleine lune, sur fond de ciel hivernal bleu-gris, avec des branches d’arbres dénudées visibles dans le coin inférieur droit. Visibilité masquée.

Photo: Lorie Shaull

Détails de l'activité

Prix :
Gratuit, inscription requise
Lieu :
Musée canadien pour les droits de la personne. Le groupe se réunira dans la salle Bonnie & John Buhler, au niveau 1, puis se rendra ensemble au niveau 6.
Programme :

De 11 h à 14 h

Langue et accessibilité :
Cette activité sera présentée en anglais.

Pendant la Lune de l’aigle, joignez‐vous à nous alors que nous profitons de l’air pur de l’aigle tout en pratiquant notre intégrité en tant que membres de la communauté et en nous soutenant les uns les autres au sein de wahkowtowin. L’humilité nous enseigne à nous élever au‐dessus du besoin de validation externe.

Cette lune devient une puissante métaphore de la véritable humilité, une confiance tranquille qui n’a pas besoin de validation extérieure. Nous reconnaissons également nos propres limites et la manière dont notre force est intimement liée à nos relations. Nous apprécions les autres, leur témoignons notre gratitude et servons nos personnes aînées. Celles‐ci ont fait des sacrifices afin que nous puissions maintenir notre souveraineté grâce à notre gestion responsable et à nos liens mutuels. Nous sommes toutes et tous des membres importants du cercle et nous ne pratiquons pas la compétitivité, mais marchons plutôt ensemble sur un pied d’égalité. Aucune nation n’est meilleure qu’une autre, mais nous portons toutes et tous nos propres enseignements et notre propre caractère sacré.

L’aigle nous montre comment nous comporter lorsque les autres manquent d’humilité et font preuve de violence latérale. Une bande de corbeaux est le contrepoids de l’aigle, et ils dérangent souvent les aigles en les harcelant de manière coordonnée, ce qui est un exemple de violence latérale. Ce comportement est un mécanisme de défense des corbeaux qui trouve son origine dans leur insécurité. L’aigle ignore souvent ces harcèlements et s’élève haut dans le ciel, où l’air se raréfie et où les corbeaux ne peuvent plus respirer. Finalement, les corbeaux abandonnent, tandis que l’aigle fait preuve d’une puissante combinaison de sagesse et d’endurance physique.

Si nous nous élevons au‐dessus de la violence, nous faisons également preuve d’intégrité et laissons l’insécurité derrière nous. Nous honorons également les coutumes de nos ancêtres. Nous sommes toutes et tous sur le chemin de l’apprentissage et le parcours de chaque personne n’est pas plus important que celui d’une autre. D’une nation à l’autre, d’une personne à l’autre, nous sommes toutes et tous sacrés et faisons partie des fils de la roue de médecine. En fin de compte, aucun groupe n’obtient une plus grande part de la roue de médecine, alors soutenons‐nous mutuellement sur le chemin de la compassion et de l’humilité.

Les 25 premières personnes inscrites ou membres du public auront la possibilité de participer à une activité pratique.

Atelier

Cet atelier fait partie d’une série mensuelle intitulée Wahkowtowin et façons d’être, animée par la gardienne du savoir Marilyn Dykstra. Chaque mois, nous explorerons une variété d’enseignements sur la lune, les perches de tipi et le thé dans la tradition crie.

Wahkowtowin – qui se traduit par affinité ou parenté – met en évidence la façon dont les relations, les communautés et la nature sont toutes interreliées.

Les participant·e·s découvriront les liens qui les unissent aux autres et réfléchiront aussi à l’équilibre et aux droits de la personne par le biais d’enseignements et d’un thé traditionnel. 

Peyton, aide traditionnelle, soutiendra les enseignements tout en poursuivant son parcours d’apprentissage au sein de wahkowtowin.

Marilyn Dykstra est une femme des Premières Nations du nord du Manitoba qui a le statut de membre en vertu du projet de loi C‑31. Depuis sa naissance, elle baigne dans un système matriarcal qui pratique les façons de penser et d’être autochtones. Aux côtés de sa famille, elle a participé à de nombreux mouvements pacifiques de justice sociale.

Marilyn utilise ses connaissances matriarcales comme fondement de son travail dans la communauté autochtone, un travail qui dure depuis plus de trente ans. Elle continue à suivre ses enseignements matriarcaux, mais elle a également passé sa vie à apprendre les connaissances traditionnelles et à transmettre ces enseignements.

Elle est danseuse de pow‐wow, gardienne du savoir et porte la responsabilité d’un ballot. Elle participe volontiers aux cérémonies d’attribution de noms, aux sueries, aux cérémonies du calumet, aux enseignements sur la lune et à bien d’autres choses encore.

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