L’équilibre entre lumière et compassion : un enseignement de l’équinoxe

Enseignements cris avec Marilyn Dykstra, gardienne du savoir, et Peyton, aide traditionnelle

Le samedi 14 mars 2026

Des branches d’arbres recouvertes de neige se détachent sur un ciel bleu éclatant. Les branches nues et sombres sont recouvertes de neige fraîche et parsemées de gouttelettes de glace scintillantes, tandis que l’arrière-plan légèrement flou crée une scène hivernale saisissante. Visibilité masquée.

Photo : Álvaro Reguly, CC-BY

Détails de l'activité

Prix :
Gratuit, inscription requise
Lieu :
Musée canadien pour les droits de la personne. Le groupe se réunira dans la salle Bonnie & John Buhler, au niveau 1, puis se rendra ensemble au niveau 6.
Programme :
Le samedi 14 mars 2026, de 11 h à 14 h
Langue et accessibilité :
Cette activité sera présentée en anglais.

Au cours de cette séance, Marilyn Dykstra, gardienne du savoir cri, invite les participant·e·s qui ont suivi les deux années d’enseignement de la pleine lune à se joindre à nouveau au groupe pour poursuivre leur engagement.

L’équinoxe du printemps marque l’arrivée du premier printemps. Les communautés cries considèrent ce moment comme une période puissante d’équilibre et de renouveau de la vie. La terre va bientôt se réveiller et les jours et les nuits seront de durée égale, mais la glace restera encore un peu. Le retour de la lumière renforce notre flamme intérieure et nous incite à faire preuve de compassion mutuelle, car le sol est encore gelé et nous vivons toujours dans des conditions difficiles.

La porte spirituelle de l’équinoxe nous aide également à purifier nos cœurs, car il faudra attendre une autre lune avant de pouvoir ouvrir nos portes. Bientôt, le sang de la Terre Mère se réchauffera dans les rivières et les lacs, et nous commencerons à nous préparer pour les saisons à venir. Nous renouerons avec la gratitude et les cérémonies. L’équinoxe nous enseigne que, tout comme la Terre trouve l’équilibre entre la lumière et l’obscurité, les êtres humains sont également invités à trouver l’équilibre en eux‐mêmes, tant sur le plan émotionnel que spirituel.

L’enseignement cri de la compassion, ou kisêwâtisiwin, prend alors un sens plus profond. La compassion est plus que de la gentillesse; c’est la capacité de ressentir les émotions des autres, de comprendre leurs difficultés et d’agir avec douceur et générosité. Alors que la terre se ramollit et s’ouvre à une nouvelle vie, les gens sont invités à adoucir leur cœur en se libérant du poids de l’hiver et en faisant place à l’empathie et au pardon. L’équinoxe du printemps devient un moment pour pratiquer la compassion de manière tangible, par exemple en aidant les membres de la famille et les voisins qui pourraient avoir peu de réserves après l’hiver. Nous devons également offrir notre soutien aux personnes qui portent un fardeau et traiter tous les êtres vivants avec tendresse. De cette manière, la compassion reflète le printemps lui‐même, avec son calme, sa stabilité et son renouveau vivifiant.

La méthode d’enseignement

La méthode d’enseignement utilisera la pédagogie autochtone et intégrera un thé traditionnel.

Les personnes participantes découvriront leurs liens avec les droits de la personne et l’équilibre.

Atelier

Cet atelier fait partie d’une série mensuelle intitulée Wahkowtowin et façons d’être, animée par la gardienne du savoir Marilyn Dykstra. Chaque mois, nous explorerons une variété d’enseignements sur la lune, les perches de tipi et le thé dans la tradition crie.

Wahkowtowin – qui se traduit par affinité ou parenté – met en évidence la façon dont les relations, les communautés et la nature sont toutes interreliées.

Les participant·e·s découvriront les liens qui les unissent aux autres et réfléchiront aussi à l’équilibre et aux droits de la personne par le biais d’enseignements et d’un thé traditionnel.

Peyton, aide traditionnelle, soutiendra les enseignements tout en poursuivant son parcours d’apprentissage au sein de wahkowtowin.

Marilyn Dykstra est une femme des Premières Nations du nord du Manitoba qui a le statut de membre en vertu du projet de loi C‑31. Depuis sa naissance, elle baigne dans un système matriarcal qui pratique les façons de penser et d’être autochtones. Aux côtés de sa famille, elle a participé à de nombreux mouvements pacifiques de justice sociale.

Marilyn utilise ses connaissances matriarcales comme fondement de son travail dans la communauté autochtone, un travail qui dure depuis plus de trente ans. Elle continue à suivre ses enseignements matriarcaux, mais elle a également passé sa vie à apprendre les connaissances traditionnelles et à transmettre ces enseignements.

Elle est danseuse de pow‐wow, gardienne du savoir et porte la responsabilité d’un ballot. Elle participe volontiers aux cérémonies d’attribution de noms, aux sueries, aux cérémonies du calumet, aux enseignements sur la lune et à bien d’autres choses encore.

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