Qu’entend-on par « bispirituel » ou « deux esprits »­? Première partie : Origines

Reconnaître la diversité des genres et des sexualités des Autochtones et résister aux normes coloniales

Par Scott de Groot
Publié : le 26 mars 2024

Des personnes, des oiseaux et d’autres animaux multicolores marchent sur une colline rouge au centre de l’image, s’approchant par la gauche et par la droite, et regardant vers une grande figure ressemblant à un oiseau dans une arche. Des arbres stylisés poussent vers le haut remplissent une grande partie du ciel jaune. Un ours descend du bord gauche et de grands oiseaux volent depuis le coin droit. Dans la zone rouge em dessous, se trouve des formes animales. Sous cette colline, encore plus de créatures. Visibilité masquée.

Crédit : OfficialMorrisseau.com, tableau par Norval Morrisseau.

Détails de l'histoire

Au départ, l’île de la Tortue était queer. En d’autres termes, avant le contact avec le monde européen, le genre et la sexualité n’étaient pas compris de manière binaire, selon le principe « soit l’un, soit l’autre ». Dans toute l’Amérique du Nord autochtone, certaines personnes ne se considéraient ni comme des hommes ni comme des femmes. D’autres étaient considérées comme combinant – voire transcendant – les caractéristiques masculines et féminines. Elles jouaient des rôles sociaux importants, possédaient des connaissances, dirigeaient des cérémonies, élevaient des enfants, se mariaient et vivaient dans des relations avec des personnes de même sexe[1].

Bien entendu, l’île de la Tortue n’était pas un nirvana queer absolu. Diverses coutumes et tabous régissaient le genre et la sexualité. Les normes sociales variaient considérablement d’une Première Nation à l’autre. Mais le point commun de ces nations était l’absence de division stricte des personnes en deux camps opposés d’hommes et de femmes sur la base de la biologie. Aucun système moral n’interdisait ni ne condamnait les relations entre personnes de même sexe. Ces notions ne sont apparues que plus tard, avec le christianisme et le colonialisme.

Les langues autochtones contiennent de nombreux mots et expressions pour désigner les personnes que nous appellerions aujourd’hui bispirituelles. Le cri en contient au moins six. En anishinaabemowin, il y en a au moins quatre.

Quelques expressions cries[2]

Selected Cree expressions
CriFrançais
Napêw iskwêwisêhotUn homme qui s’habille en femme.
Iskwêw ka napêwayatUne femme qui s’habille en homme.
AyahkwêwUn homme qui s’habille, vit ou est accepté comme une femme.
ÎnahpîkasohtUne femme qui s’habille, vit ou est acceptée comme un homme.
IskwêhkânPersonne qui agit ou vit comme une femme.
NapêhkânCelui qui agit ou vit comme un homme.

Ma-Nee Chacaby

Une personne vêtue d’une robe colorée regarde vers le haut tout en jouant d’un tambour à main.

Ma‐Nee Chacaby est une Aînée bispirituelle respectée du nord‐ouest de l’Ontario.

Photo : Ruth Kivilahti

Née en 1950, Ma‐Nee Chacaby a grandi à Ombabika, une communauté oji‐crie isolée du nord‐ouest de l’Ontario. Elle n’aimait pas porter des vêtements de fille et adorait passer du temps dans les bois. Elle pêchait et chassait, et aidait les Aîné·e·s à récolter des plantes médicinales. 

Sa communauté a été fortement marquée par les pensionnats. Les conversions forcées au christianisme ont inculqué à de nombreuses personnes des idées strictes et binaires sur le genre et la sexualité. Ma‐Nee a été victime d’intimidation parce qu’elle était trop masculine. On l’appelait « l’enfant du diable » et les voisin·e·s se moquaient d’elle. Mais sa grand‐mère, âgée de plus de 90 ans, s’opposait à ces insultes. 

Elle était née avant la création du Canada en 1867. Elle se souvenait d’une époque où les personnes comme Ma‐Nee étaient respectées et célébrées. Elle soutenait que sa petite‐fille devait avoir la possibilité de développer ses préférences, ses talents et ses dons. 

Ma‐Nee décrit ici l’impact profond de sa grand‐mère sur son éducation.

Video : Ma-Nee

Le parcours de Ma‐Nee pour devenir une Aînée bispirituelle célébrée a été difficile et tortueux. À l’âge adulte, elle a connu le sans‐abrisme, la toxicomanie et les attaques homophobes. Mais l’influence de sa grand‐mère l’a aidée dans son cheminement difficile. Elle a puisé sa force dans le fait de comprendre que la bispiritualité est un don lié aux visions du monde et aux traditions autochtones[3].

“Il y a deux grands esprits qui vivent en toi. L’un est féminin, l’autre est masculin”, m’a-t-elle dit.

Ma-Nee Chacaby

Albert McLeod

En résistant aux tentatives d’imposer une version étroite de la féminité, Ma‐Nee Chacaby et sa grand‐mère ont résisté au colonialisme. L’Aîné Albert McLeod décrit le colonialisme non seulement comme la revendication de territoires et l’extraction de ressources, mais aussi comme l’imposition de rôles chrétiens stricts pour les hommes et les femmes. Il fait remarquer que le fait d’imposer des formes européennes de genre et de sexualité était au cœur du projet global de colonisation au Canada.

Alors que le Canada élargissait ses frontières et ses revendications territoriales après 1867, la souveraineté autochtone a été remise en cause et érodée. Le pouvoir colonial ne s’exerçait pas seulement dans des domaines tels que la politique et l’économie, mais aussi dans des domaines profondément personnels de la vie quotidienne. Les nouvelles lois canadiennes imposaient des formes chrétiennes de mariage et de cohabitation. La polygamie et les relations avec des personnes de même sexe ont été criminalisées[4]. Le gouvernement a tenté de détruire les cultures autochtones en enlevant les enfants à leurs familles et en les « rééduquant » dans des pensionnats et des externats pour Autochtones.

Une peinture montrant sept agents de la GRC en manteau rouge et chapeau beige, ainsi que des prêtres et des religieuses portant de longues robes noires et des guimpes, qui emmènent de force des enfants et se battent avec des adultes devant une petite maison. Un groupe de trois enfants s’enfuit vers la forêt à l’arrière-plan et plusieurs oiseaux volent ou se perchent au-dessus de la mêlée.

Kent Monkman, Le cri, 2017. L’artiste bispirituel Kent Monkman dépeint le fait que l’Église et l’État ont été complices pour forcer les enfants autochtones à fréquenter les pensionnats.

Crédit : @ Kent Monkman. Photographie fournie par le Denver Art Museum.

Le personnel des pensionnats divisait les enfants strictement en fonction des genres binaires masculin/féminin. Les garçons et les filles avaient des dortoirs et des salles de classe séparés et il leur était souvent interdit de se parler. Les enfants portaient des vêtements et des coiffures jugés appropriés à leur genre, et suivaient des cours selon les mêmes rôles genrés. Les filles apprenaient la couture et les tâches ménagères. Les garçons apprenaient le travail du bois et d’autres métiers. Les jeunes Autochtones qui manifestaient des formes d’expression de genre non binaires ou des désirs queers recevaient des punitions sévères[5]

Albert parle de l’imposition de normes sociales européennes comme étant liée à des processus coloniaux plus larges d’assimilation forcée, de dépossession des terres et de génocide :

Video : Albert Colonialism

Au milieu du 20e siècle, les lois et pratiques coloniales avaient réprimé les visions du monde et les pratiques culturelles autochtones dans tout le Canada. La Loi sur les Indiens, le système des réserves et le pouvoir de l’Église se sont conjugués pour punir et supprimer la diversité des genres et des sexualités chez les Autochtones. De nombreuses personnes que nous appellerions aujourd’hui bispirituelles sont entrées dans la clandestinité. Elles se sont même cachées dans leurs propres communautés, qui étaient désormais parsemées de clochers et administrées par des agents des Indiens. Cependant, à la fin des années 1960 et dans les années 1970, une résistance organisée au colonialisme et à l’homophobie au sein des communautés autochtones a commencé à émerger.

Une photo montrant 3 personnes au premier plan et une foule à l’arrière-plan. À droite, une personne portant des lunettes de soleil et des plumes dans les cheveux est vêtue d’un haut rayé, d’un jean et de mukluks en fourrure, tient un éventail en plumes d’aigle et sourit à l’appareil photo. La personne au centre ne porte que des mocassins, des sous-vêtements et quelques pièces d’un costume de pow-wow coloré et orné de plumes sur les épaules et le dos.

Membres des Gay American Indians lors de la parade du Gay Freedom Day à San Francisco, en 1978.

Source : GLBT Historical Society, Crawford Wayne Barton.

Au cours de cette période, le mouvement Red Power est né pour revendiquer la souveraineté et l’autodétermination des peuples autochtones de l’île de la Tortue (aujourd’hui le Canada et les États‐Unis). Simultanément, le mouvement de libération gaie s’attaquait à l’homophobie, revendiquait la fierté homosexuelle et a encouragé les personnes queers à sortir du placard. Les personnes queers autochtones ont été influencées par ces deux mouvements, mais elles ont également été marginalisées par l’un et l’autre. Les militant·e·s de la libération gaie avaient tendance à dénoncer le colonialisme à l’étranger – comme au Vietnam – tout en ignorant le colonialisme à l’intérieur de leurs frontières[6]. De plus, ces personnes exprimaient parfois des attitudes racistes et des normes de beauté coloniales. Par ailleurs, les cercles du Red Power avaient tendance à être homophobes et à mettre l’accent sur les rôles machistes des hommes et des femmes, tout en ignorant les formes autochtones de diversité sexuelle et de genre.

Puisant dans certains aspects de ces mouvements tout en en abandonnant d’autres, les militant·e·s queers autochtones ont opté pour la création d’organisations indépendantes qui répondraient mieux à leurs besoins. Le premier de ces groupes, Gay American Indians, a été fondé à San Francisco en 1975. D’autres groupes ont vu le jour, comme American Indian Gays and Lesbians à Minneapolis, Gays and Lesbians of the First Nations à Toronto, WeWah et BarCheeAmpe à New York, et Nichiwakan à Winnipeg[7].

La naissance de la bispiritualité

Les militant‐e‑s queers autochtones des deux côtés de la frontière entre le Canada et les États‐Unis ont constaté la nécessité d’améliorer la communication et la coordination et d’établir des relations. On a donc mis sur pied un rassemblement international annuel. En 1988, la première rencontre a été organisée par les American Indian Gays and Lesbians à Minneapolis. Un deuxième rassemblement a eu lieu dans un site sauvage du Wisconsin en 1989.

Ces événements permettaient aux Autochtones queers de se rencontrer, d’échanger leurs expériences et leurs idées, de s’adonner à des pratiques culturelles et spirituelles et d’apprendre les un·e·s des autres. Un troisième rassemblement a eu lieu au Manitoba au cours de l’été 1990. Il s’est déroulé dans un site sauvage à l’extérieur de Winnipeg, près de Beausejour, au Manitoba, sur les rives de la rivière Brokenhead.

L’été 1990 était une période intense de militantisme et de résistance autochtone au Canada. La crise d’Oka, également appelée résistance de Kanesatake, a débuté en juillet 1990. Pendant 78 jours, des protestataires mohawks (Kanyen'kehà:ka) se sont opposés aux forces armées canadiennes et à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Québec. En juin de la même année, Elijah Harper, membre de l’Assemblée législative du Manitoba, a exprimé les préoccupations des peuples autochtones de tout le pays en rejetant l’Accord du lac Meech. Il s’agissait d’une proposition de révision de la Constitution canadienne. Selon lui, les Premières nations n’avaient pas été consultées ou reconnues comme il se doit. Il a retardé la ratification de l’accord par la législature du Manitoba, ce qui a eu pour effet de stopper sa mise en œuvre.

Un face-à-face tendu entre un soldat en uniforme portant un casque et une personne portant une veste de camouflage, un chapeau et un bandana couvrant son visage.

Des images de la crise d’Oka diffusées à l’échelle nationale ont fait connaître l’affrontement dramatique autour des terres. L’enjeu était un projet de développement commercial sur les terres ancestrales des Mohawks (Kanyen’kehà:ka), qui comprenaient un lieu de sépulture.

Source : La Presse canadienne, Shaney Komulainen

C’est dans ce contexte que Myra Laramee a fait un rêve déterminant alors qu’elle se trouvait sur le terrain du Palais législatif du Manitoba. Myra est une femme crie qui a été active dans les organisations locales de la communauté queer. Elle était là pour protester contre la politique coloniale du Manitoba en matière de protection de l’enfance et de garde des enfants. Dans le tipi d’une mère autochtone en grève de la faim, Myra a rêvé de sept esprits. Passant d’une forme masculine à une forme féminine, deux de ces esprits ont déclaré qu’elle était niizh manidoowag. Ce terme anishinaabemowin se traduit en anglais par « Two‐Spirited » ou « Two‐Spirit » (bispirituel ou deux esprits). Myra a fait part de son rêve lors du troisième rassemblement transnational de militant·e·s queers autochtones, qui s’est tenu en 1990[8].

Albert explique ici le processus de sélection d’un site pour le rassemblement qui a donné naissance à l’identité bispirituelle et parle de l’importance de l’événement.

Video : Albert McLeod

Lors de ce rassemblement, les personnes présentes ont discuté et débattu du terme « bispirituel ». Il semblait relier les expériences LGBTQ+ contemporaines aux traditions, histoires et visions du monde autochtones. Et il est arrivé à un moment idéal. Bon nombre de membres de la communauté cherchaient déjà des solutions de rechange aux termes offensants et coloniaux tels que berdache, qui avaient été utilisés par les missionnaires et les anthropologues. En fin de compte, les personnes présentes au rassemblement de 1990 ont adopté le terme « bispirituel » comme une expression nouvelle et positive de leur identité et n’ont pas cherché à définir la bispiritualité de façon étroite.

Affiche comportant une grande œuvre d’art représentant deux visages dans des couleurs et des motifs intenses, avec en arrière-plan des images comprenant des mains, des personnages debout et des formes géométriques. Un grand titre en anglais en haut indique « Le 10e rassemblement international bispirituel annuel » et le texte en bas indique « Du 27 au 31 août 1997. Onamia, Minnesota ».

Une fois le terme adopté, il s’est rapidement répandu et a perduré comme un moyen important pour les personnes autochtones de défier les normes coloniales en matière de genre. Cette affiche a été créée pour promouvoir le 10e rassemblement international bispirituel annuel en 1997.

Source : Oakland Museum of California, peinture par George Littlechild.

Le terme « bispirituel » n’a pas été conçu pour supplanter les autres identités LGBTQ+. Il peut facilement coexister avec des termes tels que « gai » ou « trans » dans la compréhension qu’une personne a d’elle-même. De même, il n’a pas été conçu pour remplacer les termes précis utilisés dans les langues autochtones pour désigner les sexualités et les genres non binaires. Il s’agit plutôt d’un terme générique contemporain qui favorise les interconnexions pan‐autochtones[9].

En termes simples, le concept de bispiritualité concernait (et concerne toujours) l’autodétermination, le rejet des étiquettes coloniales, le renforcement d’une communauté et le renouement avec des aspects longtemps réprimés de l’histoire et de la culture autochtones, y compris la spiritualité.

Nous avions des cercles de partage, des sueries. Nous apprenions à connaître les médecines, les chants traditionnels. C’était quelque chose qui nous intriguait et que nous ne pouvions pas obtenir de la communauté gaie plus large.

Albert McLeod

Charlotte Nolin

Née à Winnipeg en 1950, Charlotte Nolin a été arrachée à sa famille dans le cadre de la rafle des année soixante De sexe masculin à la naissance, elle a été ballottée d’un foyer d’accueil à l’autre dans le sud du Manitoba et a été maltraitée à la fois à la maison et à l’école. Charlotte s’est finalement échappée du système d’accueil à la fin de son adolescence. Pour survivre, elle s’est tournée vers le travail du sexe et le trafic de drogue. Elle a fait l’aller-retour entre Winnipeg et Vancouver et a fait des séjours en prison dans les deux villes. Ayant compris très tôt qu’elle était transgenre, Charlotte a vécu en tant que femme pendant de brèves périodes lorsque cela n’était pas trop dangereux. Elle a entendu le terme « bispirituel » pour la première fois lors d’une cérémonie de suerie en Colombie‐Britannique en 1990. Un véritable déclic s’est alors produit au niveau de la compréhension qu’elle avait d’elle-même.

Charlotte décrit son identification à ce terme et l’impact spirituel qu’il a eu sur elle :

Video : Charlotte 2S

Charlotte était loin d’être la seule personne à ressentir la forte résonance de ce terme. Après 1990, les rassemblements suivants ont été rebaptisés International Two‐Spirit Gatherings (rassemblements internationaux bispirituels). Tout au long des années 1990, de nombreux groupes autochtones LGBTQ+ ont changé leur nom pour inclure le terme « bispirituel » et des groupes entièrement nouveaux ont été formés. Au 21e siècle, des organisations bispirituelles existent partout, de la Californie à l’Ontario, de la Colombie‐Britannique au Texas.

Le terme bispirituel répond à un besoin important. Sa formulation en 1990 a permis aux gens de renouer un lien important avec les traditions et les identités autochtones et de jouer un rôle distinct dans les luttes pour la décolonisation et la libération des personnes 2ELGBTQI+.

La deuxième partie de « Qu’entend-on par “bispirituel” ou “deux esprits”? » explorera ce que la bispiritualité signifie aujourd’hui pour les Aîné·e·s et les gardien·ne·s du savoir, dans le contexte des luttes continues pour l’équité et l’inclusion dans la communauté et les cérémonies.

Pour moi, c’est marcher en équilibre. On a à la fois l’esprit masculin et l’esprit féminin.

Charlotte Nolin

Des personnes, des oiseaux et d’autres animaux multicolores marchent sur une colline rouge au centre de l’image, s’approchant par la gauche et par la droite, et regardant vers une grande figure ressemblant à un oiseau dans une arche. Des arbres stylisés poussent vers le haut remplissent une grande partie du ciel jaune. Un ours descend du bord gauche et de grands oiseaux volent depuis le coin droit. Dans la zone rouge em dessous, se trouve des formes animales. Sous cette colline, encore plus de créatures.

Norval Morrisseau, Androgynie, 1983.

Crédit : OfficialMorrisseau.com, tableau par Norval Morrisseau.

Questions de réflexion :

  • Où ai‐je appris les notions liés au sexe et au genre?

  • Y a‑t‐il des aspects du genre et de la sexualité qui me mettent mal à l’aise?

  • Comment les normes de genre ont‐elles évolué au cours de l’histoire de ma culture?

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Une boîte en bois, sur laquelle est sculpté un visage dont la bouche est recouverte d’une main peinte en rouge.

Références

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  1. Voici quelques exemples de travaux universitaires majeurs dans ce domaine : Gregory D. Smithers, Reclaiming Two‐Spirits : Sexuality, Spiritual Renewal, and Sovereignty in Native America, Boston, Beacon Press, 2022; Mark Rifkin, When Did Indians Become Straight?: Kinship, the History of Sexuality, and Native Sovereignty, Oxford, Oxford University Press, 2011; Sarah Carter, The Importance of Being Monogamous : Marriage and Nation Building in Western Canada to 1915, Edmonton, University of Alberta Press, 2008. Retour à la citation 1
  2. Ce tableau est tiré de Chelsea Vowel, Indigenous Writes : A Guide to First Nations, Métis & Inuit Issues in Canada, Winnipeg, Highwater Press, 2016. Retour à la citation 2
  3. La puissante histoire de Ma‐Nee est racontée par Ma‐Nee Chacaby et Mary Louisa Plummer dans A Two‐Spirit Journey : The Autobiography of a Lesbian Ojibwa‐Cree Elder, Winnipeg, University of Manitoba Press, 2016. Retour à la citation 3
  4. Pour une étude classique, voir : Martin Cannon, « The Regulation of First Nations Sexuality », Canadian Journal of Native Studies, XVIII.1 (1998), p. 1–18. Voir également : Carter, The Importance of Being Monogamous. Retour à la citation 4
  5. Pour un compte rendu complet de ces questions et d’autres sujets connexes, voir : Réclamer notre pouvoir et notre place : Le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées : Volume 1a, Canada, 2019. Retour à la citation 5
  6. De nombreuses contradictions de ce type apparaissent dans Emily K. Hobson, Lavender and Red : Liberation and Solidarity in the Gay and Lesbian Left, Berkeley, CA, University of California Press, 2016. Retour à la citation 6
  7. On trouvera un compte rendu analytique de cette période dans Scott Morgensen, Spaces Between Us : Queer Settler Colonialism and Indigenous Decolonization, Minneapolis, University of Minnesota Press, 2011. Retour à la citation 7
  8. Myra Laramee évoque ici ce moment dans ses propres mots : « Two‐Spirit : A Movement Born in Winnipeg » (en anglais), Ville de Winnipeg, https://www.youtube.com/watch?v=Eu4xNUq2hGE. Retour à la citation 8
  9. Ce point est formulé avec éloquence dans l’article de Qwo‐Li Driskill, « Doubleweaving Two‐Spirit Critiques : Building Alliances between Native and Queer Studies », GLQ, 16.1–2 (2010). Retour à la citation 9

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Citation suggérée

Citation suggérée : Scott de Groot. « Qu’entend-on par « bispirituel » ou « deux esprits »­? Première partie : Origines ». Musée canadien pour les droits de la personne. Publié le 26 mars 2024. https://droitsdelapersonne.ca/histoire/quentend-par-bispirituel-ou-deux-esprits-premiere-partie-origines