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Visitez le Musée pour 5 $ seulement le mercredi 16 octobre de 17 h à 21 h.

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Une nouvelle exposition illustre le sort du peuple rohingya De puissantes photographies, des voix interactives donnent vie à un enjeu contemporain

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Un soldat avec un fusil en bandoulière sur le dos empêche un groupe de Rohingyas avant qu’ils ne traversent un pont de fortune. Sa main gauche est levée et fait un geste pour qu'ils s'arrêtent.

Photographie par Kevin Frayer, gracieuseté de Kevin Frayer et Getty Images

Détails du communiqué

La crise humanitaire à laquelle des centaines de milliers de familles rohingyas sont confrontées, forcées de fuir leur foyer au Myanmar pour survivre à un génocide, fait l’objet d’une nouvelle exposition inaugurée le 16 juin au Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP).

L’exposition Il est temps d’agir : Témoignages de Rohingyas comprend des images du photojournaliste Kevin Frayer, de renommée internationale, qui illustrent avec compassion le sort désespéré d’un peuple qui lutte encore pour survivre à la persécution violente et à la déshumanisation. Des photographies en noir et blanc sont projetées en succession sur de grands écrans dans la galerie Expressions, au niveau 6 du Musée, et alternent avec des éléments animés qui suggère le déplacement, le mouvement et la réinstallation constante d’un peuple apatride.

« Je me suis rendu là-bas dans l’espoir de contribuer à faire connaître cette histoire, mais on a toujours l’impression de ne pas prendre assez de photos. Ou de ne pas assez voir, de ne pas assez entendre », signale Kevin Frayer, anciennement de Winnipeg et finaliste pour un prix Pulitzer, plus récemment pour cette collection d’œuvres. « Si mes images – même si elles ne révèlent qu’une infime partie du drame – peuvent émouvoir suffisamment les gens pour qu’ils se soucient de cette situation d’une manière ou d’une autre, alors cela valait le coup. »

Photo : MCDP, Aaron Cohen

L’exposition comprend également un élément interactif à commande vocale où des Rohingyas du Canada répondent directement aux questions que leur posent les visiteurs et visiteuses sur leur vie et leurs préoccupations grâce à des clips vidéo préenregistrés. Des membres de la communauté ont également fourni des artéfacts et des images supplémentaires fournis par des membres de la communauté rohingya du Canada. Les artéfacts reflètent la répression des droits et la longue et riche histoire des traditions culturelles des Rohingyas. Les images qu’ils ont fournies révèlent la résilience et l’humanité d’un peuple qui cherche l’espoir tout en luttant chaque jour pour survivre.

Yasmin Ullah, 27 ans, de Vancouver, dit qu'elle a été incitée à embrasser son identité rohingya et à devenir une militante pour les personnes réfugiées quand elle est devenue de plus en plus consciente de la situation de son peuple, notamment les membres de sa famille étendue. « Je me suis rendu compte que si des gens comme moi, qui font partie de la diaspora à l'extérieur du pays, ne prennent pas soin de notre culture, elle mourra. Pour les gens dans les camps, leur préoccupation n'est pas : “Comment garder la culture vivante?” Leur préoccupation est la survie. »

Une visite guidée avec causerie sur le thème de l’exposition sera offerte tous les jours du lundi au vendredi à partir du 2 juillet, à 11 h en français et à 13 h 30 en anglais. De plus, une série de cercles de conversation mensuels sur des aspects de la crise des Rohingyas commencera en octobre.

Photo : MCDP, Aaron Cohen

De plus, le Musée a élaboré un guide de ressources en ligne pour fournir davantage d’information sur la crise en cours et sur les façons dont les Canadiens et les Canadiennes passent à l’action. Le guide comprend des liens vers des livres, des articles, des statistiques, des actes de conférences, des documentaires, des documents culturels, des ressources communautaires, des publications gouvernementales et plus encore.

Le peuple rohingya est une communauté ethnique, surtout musulmane, qui a une langue et une culture distinctes et est profondément enracinée dans l’État de Rakhine du Myanmar (l’ancienne Birmanie). Depuis des décennies, le gouvernement du Myanmar refuse aux Rohingyas leurs droits et leur citoyenneté, alors que les forces militaires se livrent à des massacres contre eux et détruisent leurs communautés – un génocide qui se poursuit encore aujourd’hui.

L’an dernier, les Nations Unies et le gouvernement du Canada ont tous deux condamné les atrocités commises contre le peuple rohingya et déclaré que la situation constitue un génocide. Dans ses expositions, le MCDP a assombri l’éclairage des images illustrant Aung San Suu Kyi, la dirigeante de facto du Myanmar, pour aider à sensibiliser le public et reconnaître les préoccupations selon lesquelles elle a manqué de condamner ces attaques. Sa citoyenneté honoraire du Canada a été révoquée en 2018. En septembre dernier, le Musée a également organisé avec la communauté rohingya au Canada une séance de dialogue au sujet de la crise des personnes réfugiées en tant que question émergente des droits de la personne.

Au sujet du photographe

Kevin Frayer est un photojournaliste canadien primé. Finaliste pour un prix Pulitzer à trois reprises, il a été reconnu par nombre d’organisations dont Overseas Press Club of America et World Press Photo. Sa carrière en photojournalisme a commencé en 1991 en ex-Yougoslavie. Après avoir passé une décennie en Asie méridionale et au Moyen-Orient, il est maintenant basé en Chine depuis 2013. Ses photographies de l’exode des Rohingyas lui ont valu une reconnaissance internationale et font partie de la collection permanente du prestigieux Victoria & Albert Museum, à Londres.

Le MCDP remercie Air Canada pour son appui à cette exposition.


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Personnes-ressources – médias

Maureen Fitzhenry