L’action par l’art

Table ronde en ligne et période de questions en direct

Le 28 septembre 2021 à 13 h (HAC)

Mots-clés pour L’action par l’art

Portion d'une grande oeuvre d'art composée d'objets placés dans des cadres en cèdre.

Photo : MCDP, Aaron Cohen

Détails de l'activité

Réagir au génocide par l'art

Prix :

Gratuit

Lieu :

Programme en ligne (Zoom)

Programme :

Le mardi 28 septembre 2021, de 13 h à 14 h 30 (HAC)

Langue : En anglais avec interprétation en français et en ASL; sous‐titrage en français et en anglais

Au cours de cette table ronde, des artistes et des militant·e·s pour partageront leurs points de vue sur les effets durables des atrocités de masse et sur la façon dont l’art peut sensibiliser les gens et les pousser à agir pour le changement.

Les tombes non marquées de milliers d’enfants autochtones sur les sites d’anciens pensionnats ont attiré l’attention du pays sur le génocide des peuples autochtones au Canada.

S’inspirant des œuvres des artistes présentés dans deux expositions qui sont actuellement en cours au Musée, Artivisme et Couverture des témoins : Un héritage à préserver, ce programme mettra en lumière les efforts déployés par les artistes pour répondre aux atrocités dans le monde et inciter les gens à agir.

Le programme sera modéré par le journaliste de la CBC Duncan McCue et mettra en vedette :

La discussion sera suivie d’une période de questions de l’auditoire.

Passez à l'action

Trouvez l’inspiration pour agir personnellement et collectivement en participant au Défi 60/60/60 lorsque vous visitez Artivisme et Couverture des témoins : Un héritage à préserver au Musée, ainsi que Artivisme en ligne. Le concept du Défi 60/60/60 a été créé par le National Center for Civil and Human Rights d’Atlanta, en Géorgie.

Le Musée est fier de présenter ce programme en partenariat avec le Auschwitz Institute for the Prevention of Genocide and Mass Atrocities dans le cadre de l’exposition Artivisme, actuellement présentée au MCDP.

Veuillez noter que ce programme pourrait être changé ou annulé sans préavis.

Biographies

  • Aida Šehović est une artiste et la fondatrice du monument nomade ŠTO TE NEMA en mémoire des 8 372 musulmans bosniaques tués lors du génocide de Srebrenica en 1995. Née à Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine, Aida a fui son pays en 1992 sous la menace de violences et de persécutions systématiques, comme des milliers d’autres personnes musulmanes de Bosnie. Elle a vécu comme réfugiée en Turquie et en Allemagne avant d’émigrer aux États-Unis en 1997. Ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions à New York, où elle habite.

  • Linda Young est une Crie des Plaines de Seekaskootch/Makao – également connue sous le nom de Nation crie d’Onion Lake. Elle est une kohkom/grand-mère, une arrière-grand-mère et la mère de deux filles et de trois fils. Linda a fréquenté le pensionnat indien catholique de St. Anthony à Onion Lake de 1956 à 1966. Elle est une artiste visuelle et a exposé ses œuvres au Canada et plus récemment à Venise, en Italie. Actuellement, Linda est en congé de son emploi de gardienne du savoir dans les écoles publiques de Saskatoon afin de pouvoir terminer sa maîtrise en études des programmes à l’Université de la Saskatchewan.

  • Elisabeth Ida Mulyani réalise un travail interdisciplinaire et utilise divers médias, dont la vidéo, l’installation et les arts de la scène. Née en Indonésie et basée en Belgique, Elisabeth Ida a exposé à l’international. Son premier livre, Inside Embassies (2015), a été sélectionné comme l’un des meilleurs livres de 2016 par les éditions Kaleid à Oslo. Son travail artistique et ses recherches récentes traitent du sujet du génocide indonésien de 1965 et du lavage de cerveau qui lui a succédé.

  • Kerry Whigham est directeur de la recherche et de l’éducation en ligne au Auschwitz Institute for the Prevention of Genocide and Mass Atrocities. Il est également chercheur et enseignant postdoctoral au Institute for Genocide and Mass Atrocity Prevention de l’université de Binghamton, ainsi que responsable des communications et membre du conseil exécutif de l’International Association of Genocide Scholars (IAGS). Ses recherches portent sur la manière dont les sociétés ayant subi des atrocités se souviennent du passé et en prennent conscience, ainsi que sur l’impact de ce passé violent sur le présent et l’avenir. Kerry Whigham, Francesca Giubilei et Luca Berta sont les commissaires de l’exposition Artivisme, actuellement présentée au Musée, qui a été exposée pour la première fois à la Biennale de Venise en 2019.

  • Carey Newman, ou Hayalthkin’geme, est un artiste pluridisciplinaire et un maître sculpteur. Par son père, il est Kwakwak'awakw des clans Kukwekum, Giiksam et WaWalaby'ie de Fort Rupert, et Salish du littoral de Cheam de la nation Sto:lo le long de la vallée du haut Fraser. Par sa mère, il est anglais, irlandais et écossais. Il est l’actuel professeur Audain de la pratique de l’art contemporain du Nord-Ouest du Pacifique à l’Université de Victoria. Sa pratique artistique est axée sur les questions autochtones, sociales et environnementales. Il examine les effets du colonialisme et du capitalisme pour exhumer la mémoire et déclencher des émotions en vue d’un changement positif. Son œuvre la plus influente, la Couverture des témoins, est composée de pièces recueillies dans des pensionnats, des bâtiments gouvernementaux et des églises à travers le Canada, et fournies par des survivant·e·s et leurs familles. Cette œuvre d’art monumentale est actuellement exposée au Musée canadien pour les droits de la personne et fait l’objet d’un accord de gestion unique qui rend le Musée responsable, aux côtés de Carey Newman, de son entretien et de son exposition à l’avenir.

  • Duncan McCue, journaliste primé, est l’animateur de Cross Country Checkup sur CBC Radio One. Il a été reporter pour CBC News à Vancouver pendant plus de 15 ans. Maintenant établi à Toronto, ses articles sur les nouvelles et les actualités continuent d’être diffusés à l’émission phare de la CBC, The National. Duncan McCue enseigne le journalisme à l’école supérieure de journalisme de l’UBC et à l’Université Ryerson, et la Canadian Ethnic Media Association lui a décerné un prix de l’innovation pour avoir élaboré un programme d’études sur les questions autochtones. Il est également auteur : son livre The Shoe Boy : A Trapline Memoir raconte une saison qu’il a passée dans un camp de chasse avec une famille crie dans le nord du Québec lorsqu’il était adolescent. Avant de devenir journaliste, Duncan McCue a étudié l’anglais à l’Université de King’s College, puis le droit à l’Université de Colombie-Britannique. Il a été admis au barreau de la Colombie-Britannique en 1998. Il est titulaire d’un doctorat honorifique de l’Université de King’s College. Duncan McCue est Anishinaabé, membre de la Première Nation des Chippewas de Georgina Island, dans le sud de l’Ontario, et fier père de deux enfants.