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Entrée gratuite pour anciens combattants, militaires actifs, réservistes et cadets du 9 au 11 novembre 2019.

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Les droits au travail

November 2019 to October 2020

Des mineurs en file tiennent leur boîte à lunch et poinçonnent une horloge.

Photo : Toronto Star, Doug Griffin

Détails de l'exposition

Les travailleurs et travailleuses au Canada ont droit à une gamme diversifiée de droits de la personne en milieu de travail. Pourtant, ces droits ont souvent été bafoués. Les travailleurs et travailleuses se sont organisés pour protéger et faire respecter leurs droits, ce qui a entraîné des changements positifs dans le processus.

L'exposition Les droits au travail raconte l'histoire de trois luttes importantes en matière de droits de la personne menées par des travailleurs et travailleuses dans leurs milieux de travail respectifs. Elle souligne également l'importance de la solidarité entre les travailleurs et travailleuses.

Les porteurs noirs de wagons-lits

Les porteurs Shirley Jackson, Pete Stevens, Harry Gairey et Jimmy Downes (de gauche à droite).

Photo : Bibliothèque et Archives Canada, PA-212572

Au début des années 1900, les hommes noirs au Canada ont peu de perspectives d’emploi en raison du racisme dont ils font l’objet. Beaucoup d’entre eux deviennent porteurs de wagons-lits avec les compagnies ferroviaires du Canada et veillent au confort des voyageurs de nuit. Cet emploi leur assure du travail régulier et leur permet de voyager, mais il est aussi humiliant et épuisant. Les porteurs travaillent de longues heures, ne jouissent d’aucune sécurité d’emploi et doivent adopter une attitude servile. Ils sont victimes de racisme de la part des passagers et se voient refuser d’autres emplois dans les chemins de fer. Résolus à améliorer leurs conditions de travail, ils se joignent au syndicat Brotherhood of Sleeping Car Porters (Fraternité des porteurs de wagons-lits), en 1942.

Mineurs d’uranium à Elliot Lake

Mineurs travaillant à Elliot Lake, Ontario, 1961.

Photo : Bibliothèque publique de Toronto, archives du Toronto Star, The Sudbury Daily Star

Les mineurs d'Elliot Lake, en Ontario, soupçonnaient l'existence de liens entre l'extraction d'uranium et les fortes incidences de cancer du poumon et de silicose chez eux. En 1974, deux de leurs représentants syndicaux apprennent que le gouvernement de l'Ontario était au courant des taux élevés de cancer, mais n'avait rien fait pour divulguer ces risques pour la santé ni pour les protéger. Les mineurs font une grève sauvage de trois semaines. Cela a mené à la création d'une commission royale sur la santé et la sécurité dans les mines, qui a incité l'Ontario à adopter sa première Loi sur la santé et la sécurité au travail en 1978.

Infirmières autochtones

Infirmières indiennes et inuites (ancien nom de l’ACIIA), vers 1983.

Photo : Madeleine Dion Stout

Les communautés autochtones du Canada font depuis longtemps face à des obstacles pour accéder aux soins de santé. Le gouvernement ne s'est pas toujours acquitté de ses obligations prévues dans les traités, ce qui a entraîné des soins inférieurs aux normes. Les professionnels de la santé sont en grande partie non autochtones et comprennent peu les pratiques culturelles et les langues autochtones. En 1975, un groupe d'infirmières autochtones a formé une organisation connue aujourd'hui sous le nom d'Association des infirmières et infirmiers autochtones du Canada (AIIC). Elles visaient à améliorer la santé des personnes autochtones. Aujourd'hui, l'ACIIA appuie des milliers d'infirmières et d’infirmiers autochtones qui s'efforcent de remplir son mandat.

 

L'exposition Les droits au travail est présentée dans la galerie Que sont les droits de la personne?, au niveau 2, de novembre 2019 à octobre 2020.