Examen sur le racisme et la discrimination systémiques

S’attaquer au racisme systémique et la discrimination dans notre milieu de travail.

Le Conseil d’administration du Musée a pour but de rendre l’institution pleinement accueillante pour le personnel, les bénévoles, les visiteurs, les visiteuses, les donateurs, les donatrices, les membres du Conseil d’administration et les partenaires de la communauté.

Vue extérieure du musée.

Le Musée se penche sur le racisme et la discrimination systémiques dans son milieu de travail. Nous nous engageons à développer une approche exemplaire pour s’assurer d’offrir un milieu de travail et une culture organisationnelle exempts de racisme, d’homophobie, de harcèlement et de toute forme de racisme et d’oppression.

Première phase

Le 31 juillet 2020, Laurelle Harris a remis un rapport indépendant qui examine les préoccupations soulevées par d’anciens et d’actuels membres du personnel concernant le racisme et la discrimination systémiques au Musée. L’équipe d’examen a tenu 25 entretiens avec des membres actuels et anciens du personnel, a pris en compte des témoignages écrits et a examiné des documents et des dossiers du Musée.

Le rapport de Mme Harris relève un racisme systémique qui a eu des effets physiques, émotionnels et financiers négatifs sur des membres du personnel noirs, autochtones et de couleur du Musée. Il recense également des cas de sexisme, d’hétérosexisme et d’homophobie. Le rapport contient 44 recommandations visant à favoriser le changement. Le Conseil d’administration s’est engagé à prendre des mesures à court et à long terme afin de créer un lieu de travail antiraciste et antidiscriminatoire.

À propos de l’examen

Le Musée a retenu les services de Laurelle Harris pour entreprendre un examen indépendant des enjeux liés aux ressources humaines, ainsi que des politiques, des pratiques, des processus et de la culture du Musée. Cet examen est fait dans une perspective antiraciste, anticoloniale et féministe intersectionnelle qui tient compte des traumatismes.

Laurelle Harris est médiatrice, arbitre et avocate et possède une expertise pointue en études de la condition féminine et de la situation des personnes noires. Elle est appuyée d’une équipe multidisciplinaire formée de divers spécialistes, notamment Barbara Bruce, aînée, consultante autochtone et présidente de la société-conseil All My Relations Inc.

À propos du Comité pour la diversité et l’inclusion

Un nouveau Comité pour la diversité et l’inclusion a été créé par le Conseil d’administration du Musée afin de chapeauter l’examen et de diriger la mise en œuvre d’un plan d’action. Le comité a pour but de combattre les préjugés dans le milieu de travail et la culture organisationnelle et de rendre l’institution pleinement accueillante pour le personnel, les visiteurs, les visiteuses, les donateurs, les donatrices, les membres du Conseil d’administration et les partenaires de la communauté.

Le Comité est présidé par l’administratrice Julie Jai, une ancienne membre du Tribunal des droits de la personne de l’Ontario qui possède une vaste expérience des questions liées à la réconciliation et aux droits de la personne. Les autres membres du comité sont Mark Berlin, Wilton Littlechild, Pardeep Singh Nagra et Michèle Rivet. Celeste McKay et Esi Codjoe se sont jointes au Comité à titre de conseillères externes afin d’ajouter leurs points de vue en tant que membres des communautés métisse et noire, respectivement.

Le Comité s’assurera que le Musée respecte la mise en œuvre des plans d’action et exerce ses responsabilités. Le Comité veillera aussi à ce que l’information, les rapports, les recommandations et les plans d’action soient partagés d’une manière transparente avec le personnel, les bénévoles et la population générale.

Première phase : examen préliminaire

L’examen se déroule en deux phases. La première, amorcée à la fin de juin 2020, consistait à étudier des préoccupations soulevées par d’anciens et d’actuels membres du personnel et à analyser la réponse de la direction face à ces préoccupations.

Lire le rapport de la première phase.

Deuxième phase : examen exhaustif

La deuxième phase de l’examen consistera à approfondir les constatations découlant de la première phase en vue d’établir un cadre d’action à long terme. Les membres du personnel et bénévoles, anciens et actuels, sont invités à partager leurs expériences et leurs observations librement et en toute confidentialité. Les personnes qui souhaitent participer peuvent le faire en communiquant par courriel avec Laurelle Harris, avant le 15 août 2020, à l’adresse LHarris@harrislawsolutions.ca .

La portée des travaux de la deuxième phase sera établie en fonction du rapport de la première phase reçu le 31 juillet et des recommandations qu’il contient.

Biographies

Laurelle Harris

Laurelle Harris est médiatrice, arbitre et avocate. Elle a suivi une formation universitaire de premier cycle et de cycle supérieur en études de la condition féminine et de la situation des personnes noirs à l’Université de Winnipeg, à l’Université du Manitoba et à l’Ohio State University. Elle a obtenu son diplôme de droit en 2001 de la faculté de droit Robson Hall de l’Université du Manitoba.

Avocate plaidante chevronnée, elle a fondé le cabinet Harris Law Solutions afin de poursuivre d’autres intérêts professionnels, y compris la médiation, l’arbitrage et les services‐conseils en matière d’équité et d’inclusion.

À titre de femme noire, juive, cisgenre et queer, elle a à cœur les questions d’équité, d’inclusion et de justice sociale. Laurelle Harris enseigne et pratique sa profession en se fondant sur une analyse féministe intersectionnelle dans le but de mieux comprendre, de démanteler et de contrer les oppressions structurelles.

Elle a fait beaucoup de bénévolat dans le domaine de la santé communautaire. En 2019, elle est devenue membre honoraire perpétuelle de la Women’s Health Clinic où elle a été conseillère bénévole et administratrice en plus d’être la toute première présidente racialisée à siéger au conseil d’administration de l’histoire de cette organisation. Laurelle Harris préside aussi la section des questions d’égalité de l’Association du Barreau du Manitoba.

Barbara Bruce

Barbara Bruce est membre de la Nation métisse - Michif Otipemisiwak et bispirituelle. Sa confiance dans les enseignements autochtones traditionnels se reflète dans les projets qu’elle entreprend. Avec plus de 35 années d’expérience en consultation, Barbara Bruce entretient des relations professionnelles avec des leaders, des organisations et des gouvernements autochtones et non autochtones de tout le Canada.

Sa vaste expérience professionnelle inclut son travail à titre de présidente propriétaire de la société All My Relations Inc. Elle est une fondatrice de la section michif bispirituelle. Elle est animatrice principale et prépare des programmes d’études pour une formation de sensibilisation à la culture autochtone. Elle est membre d’un conseil d’aînés qui fait des appels à l’action de façon organisée en mettant l’accent sur la diversité sexuelle et des genres dans des contextes racialisés. En plus de jouer de nombreux autres rôles, elle a participé à la planification d’événements de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et a été consultante principale pour le forum national des femmes autochtones de 2011 intitulé « Collaboration to End Violence ».

Parmi les distinctions qui lui ont été décernées, elle a reçu le prix « Keeping the Fires Burning » à titre de kookum (grand-mère) de la société Ka Ni Kanichihk, le Prix des droits de la personne du Manitoba et l’Ordre du Manitoba.

Barbara Bruce est sensible aux douleurs et aux injustices héritées de la colonisation, des pensionnats et de la rafle des années 1960, ainsi qu’au sexisme, au racisme, à l’homophobie, à la transphobie et aux autres inégalités structurelles. Elle a lutté contre ces injustices toute sa vie et continue de le faire. La défense passionnée de la juste place et de la reconnaissance de la communauté bispirituelle, ainsi que des femmes et des enfants autochtones, fait partie intégrante de sa vie.

Cette page a été mise à jour le 5 août 2020 après la publication du rapport de la première phase.