Palestine déracinée : La Nakba au passé et au présent

Ouverture le 27 juin 2026

Cette exposition n’a pas encore commencé.

Des femmes et des enfants transportant des fardeaux sur leur tête marchent le long d’un chemin de terre. Visibilité masquée.

Photo : David S. Boyer, domaine public

Détails de l'exposition

Détails de l'exposition

Les Palestiniennes et Palestiniens utilisent le mot al‐Nakba – qui signifie « la catastrophe » en arabe – pour décrire leur déplacement forcé en 1948.

En 1948, des milices, puis les forces israéliennes, expulsent une partie de la population civile, détruisant ou vidant des centaines de villages dans un contexte de guerre régionale et d’instabilité persistante. Environ 750 000 personnes palestiniennes sont déplacées de force lors de la création de l’État d’Israël.

Cinq générations plus tard, ces personnes et leurs descendances vivent toujours dans l’insécurité et l’incertitude et ne peuvent pas rentrer chez elles.

L’exposition intitulée Palestine déracinée : La Nakba au passé et au présent explore les violations des droits de la personne liées au déplacement forcé et à la dépossession dont la population palestinienne continue d’être victime. Mettant en scène des récits personnels racontés par des objets et des témoignages vidéo, l’exposition présente des personnes canadiennes d’origine palestinienne réfléchissant à leur lutte continue pour la justice et les droits de la personne. Combinés à des œuvres d’art, des photos et des textes, ces éléments révèlent des motifs persistants de perte et de résistance.

Pour le peuple palestinien, la Nakba est à la fois une page d’histoire et une réalité actuelle. Elle est un processus continu qui façonne tous les aspects de la vie quotidienne.

Déplacement forcé

Dans le langage courant, l’expression « déplacement forcé » évoque souvent l’expulsion physique de personnes de leur domicile. Du point de vue des droits de la personne, ce terme englobe également les situations où des personnes fuient ou partent parce que des conflits, des violences, des violations des droits de la personne, des catastrophes ou d’autres pressions font qu’il est impossible ou dangereux de rester.

Le déplacement forcé peut être à la fois une conséquence de violations des droits de la personne et une cause de nouvelles violations.

À la suite du plan de partition de la Palestine adopté par l’ONU en 1947, et jusqu’à la fin de la guerre israélo‐arabe de 1948–1949, environ 750 000 Palestiniens et Palestiniennes ont été déplacés de force. Cela représentait plus de la moitié de la population arabe palestinienne de la Palestine sous domination coloniale britannique, dont environ les trois quarts des Palestiniens et Palestiniennes qui vivaient sur le territoire devenu l’État d’Israël. Certaines personnes ont été expulsées par des groupes armés, puis, après la déclaration d’indépendance d’Israël en mai 1948, par les forces armées israéliennes. D’autres ont fui par crainte de violences ou sont parties après avoir reçu des avertissements ou des directives, notamment de la part de leaders arabes de Palestine qui ont exhorté les femmes, les enfants et les personnes âgées à quitter certaines zones de combat jusqu’à ce que la situation devienne plus sûre. Les gens sont partis en pensant pouvoir bientôt rentrer chez eux.

Image de personnes palestiniennes déplacées

Une longue file de personnes portant des sacs à dos et d’autres sacs marchent dans les décombres d’une ville.
Des personnes palestiniennes déplacées marchent le long d’une route à Jabalia en quittant les environs de la ville de Gaza, le 19 janvier 2025. Photo : Omar Al-Qattaa, Getty Images

La Nakba

D’un point de vue historique, le terme Nakba désigne le déplacement forcé et la dépossession des Palestiniens et Palestiniennes en 1948. Dans son sens contemporain, beaucoup considèrent la Nakba non seulement comme un événement du passé, mais aussi comme un processus qui se poursuit encore aujourd’hui. Cela fait référence aux conséquences persistantes du déplacement, du statut de personne réfugiée, de l’occupation militaire, de l’expansion des colonies, des démolitions de maisons, de la confiscation des terres, des restrictions de circulation, du blocus et des guerres à répétition. Cette conception de la Nakba comme un processus continu de déplacement forcé et de dépossession se reflète dans les travaux de bon nombre d’universitaires, de spécialistes et d’organisations œuvrant dans le domaine des droits de la personne.

Citation de personne Palestinienne Canadienne

Nous n’avons pas disparu, et nous n’avons pas oublié. Et nous sommes là.

Rana Abdulla, Canadienne d’origine palestinienne née au Koweït, comptable, chef d’entreprise, artiste, grand-mère, fille de survivant·e·s de la Nakba.

Sommaire

Palestine déracinée : La Nakba au passé et au présent ouvrira le 27 juin 2026, dans la galerie Les droits aujourd’hui, au niveau 5 du Musée canadien pour les droits de la personne.

Cette exposition est élaborée en collaboration avec un réseau consultatif composé d’universitaires, d’artistes et de membres de la communauté, dont les idées et les expériences vécues façonnent son contenu et son approche.

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Désordres de l’information en temps de guerre

Par Saranaz Barforoush, Ph. D. et Shayna Plaut, Ph. D.

La déformation des faits ne se contente pas de brouiller la vérité : elle façonne comment le monde perçoit un conflit, en minimisant les souffrances réelles et en facilitant la perception des autres comme « l’ennemi ». La désinformation est une menace directe pour les droits de la personne. Nous voyons aujourd’hui des exemples de cette arme de guerre qui fait des ravages dans les conflits.

Une personne portant un casque bleu foncé marqué du mot « PRESS » montre, depuis la fenêtre d’un balcon surplombant une route, une colonne de fumée à la suite d’une explosion.

« Mes futurs enfants ne connaîtront jamais le chez‐nous que j’ai connu »

Par Damhat Zagros

Une réflexion à la première personne sur le fait d’avoir été obligé de quitter son chez‐soi, et sur ce que cela signifie pour l’auteur et pour les générations futures, avec des illustrations de l’artiste kurde Neirouz Houri. L’article fournit un récit évocateur ainsi que des renseignements sur le droit international relatif aux personnes réfugiées et déplacées à l’intérieur de leur propre pays et sur les effets intergénérationnels des traumatismes et des déplacements.

Aquarelle d’un groupe d’adultes et d’enfants, dont les visages sont flous, debout dans un champ. Toutes les femmes ont la tête couverte et la plupart des personnes portent des sacs à dos et ont des objets à la main.

L’impact de la guerre sur les enfants dans le monde

Par Shelly Whitman Ph. D.

« Le monde fait la guerre à ses enfants, en se moquant éperdument du droit international », a écrit Simon Tisdall dans The Guardian. En 2022, un enfant sur six de la planète vivaient dans des zones touchées par des conflits. En 2024, nous serons témoins d’un nombre sans précédent d’attaques contre des enfants dans des contextes de conflits armés. Comment protéger nos enfants et nos jeunes?

Mots-clés :
Peinture blanche se décollant d'un mur brun.
Une longue file de personnes portant des sacs à dos et d’autres sacs marchent dans les décombres d’une ville.

Des personnes palestiniennes déplacées marchent le long d’une route à Jabalia en quittant les environs de la ville de Gaza, le 19 janvier 2025.

Photo : Omar Al-Qattaa, Getty Images

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