Des milliers d’élèves « visitent » le Musée virtuellement

La conversation et l’éducation sur les droits de la personne continuent pendant la pandémie

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Une femme portant des écouteurs, tenant un appareil mobile fixé sur une poignée, se tient dans une galerie du Musée.

Photo : MCDP, Colin Corneau

Détails du communiqué

Pendant la pandémie, le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) a accueilli des milliers d’élèves provenant d’écoles de partout au pays par l’entremise d’excursions virtuelles et de programmes éducatifs en ligne.

Les personnes participant à l’assemblée publique annuelle en ligne du Musée ont appris aujourd’hui que plus de 18 000 personnes ont visité sa page « Apprendre à la maison » et d’autres ressources pédagogiques depuis le début des fermetures dues à la COVID en mars dernier. Depuis la rentrée scolaire en septembre, plus de 2 300 élèves de l’Alberta, de l’Ontario, de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique, du Manitoba et des États-Unis ont participé à des excursions virtuelles et à des cours en temps réel. Au printemps dernier, 500 autres élèves avaient participé à ces activités.

Isha Khan, présidente-directrice générale, a indiqué que le travail du Musée pour la promotion des droits de la personne n’a pas cessé, malgré sa fermeture pendant six mois jusqu’à présent dans l’exercice actuel de 2020-2021.

« Quand nos portes se sont fermées, cela a ouvert des possibilités en ligne – parce que ces conversations importantes doivent continuer », a déclaré Isha Khan lors de l’assemblée publique annuelle d’aujourd’hui. « Au cours des neuf derniers mois, nous avons créé de nouvelles façons d’engager les gens dans la sensibilisation et l’éducation aux droits de la personne dans un espace virtuel où tout le monde est le bienvenu. »

Les excursions virtuelles – où chaque classe est accompagnée d’un ou d’une guide qui parcourt les galeries en temps réel à l’aide d’un iPhone stabilisé – ont repris la semaine dernière après avoir été interrompues depuis la fin octobre, lorsque les ordres de santé publique ont exigé que le Musée ferme pour la deuxième fois. Trente-sept classes comptant plus de 600 élèves sont déjà sur la liste d’attente.

Comme enseignant, il est vraiment évident que les jeunes veulent des connexions en ce moment », signale Natalie Steeves, qui a organisé des expériences virtuelles avec le MCDP pour 108 élèves de quatre écoles différentes de Calgary. « C’était une merveilleuse excursion parce que les droits de la personne sont importants pour eux, même à leur âge, et c’était un environnement sûr où ils ont pu s’ouvrir et se sentir plus proches les uns des autres. Les jeunes parlent de cette excursion encore aujourd’hui. »

Le Musée propose au public un large éventail d’offres en ligne, notamment des conférences et des tables rondes, des projections de films, des visites virtuelles enregistrées, des histoires sur les droits des personnes, des possibilités de partager des vidéos de leur propre expérience de la pandémie, un élément de réalité augmentée et un microsite explorant les 13 « panneaux des esprits » qui ornent le théâtre circulaire du Musée dans la galerie Perspectives autochtones. (Explorez de chez vous.)

Le nombre total de visites en ligne a augmenté de plus de 10 % depuis le début de la fermeture de COVID, pour atteindre 1,2 million de visionnements de pages en anglais, et de plus de 30 % du côté français, pour atteindre 91 000 visionnements (par rapport à la même période l’année précédente). Parmi ces internautes, 50 % ont été attirés par les articles du MCDP sur les droits des personnes. Reflet des grands enjeux publics de cette période, les histoires les plus lues portaient sur les expériences des personnes noires – notamment celles concernant l’esclavage au Canada, Africville en Nouvelle-Écosse, Viola Desmond, Nelson Mandela et le génocide des Tutsis au Rwanda.

Quelques faits saillants de 2019-2020

(Pour l’année se terminant le 21 mars 2020, voir notre rapport annuel.)

  • La Couverture des témoins – Un accord historique a été conclu avec le maître sculpteur kwakwaka’wakw Carey Newman pour son œuvre d’art monumentale composée de centaines d’objets recueillis sur les sites des pensionnats indiens et auprès de survivants et de survivantes dans tout le Canada. L’accord, basé à la fois sur des concepts autochtones et des principes juridiques occidentaux, a été ratifié en 2019 par écrit au Musée et par une cérémonie orale à la grande maison de la Première Nation K’ómoks sur l’île de Vancouver. Œuvre d’importance nationale, la Couverture des témoins fait actuellement l’objet de travaux de conservation par le MCDP. Elle sera exposée en 2021.
  • Il est temps d’agir :Témoignages de Rohingyas – Cette exposition, qui a été inaugurée en juin 2019, examine le sort du peuple rohingya du Myanmar qui a été soumis à un génocide et à une migration forcée. Une fonction interactive à commande vocale permet à des personnes canadiennes d’origine rohingya de répondre aux questions des gens en visite par le biais de clips vidéo enregistrés.
  • Ododo Wa :Filles en temps de guerre – Cette exposition, qui a commencé en octobre 2019, explore les traumatismes de la captivité, de l’esclavage conjugal et du travail forcé du point de vue de deux femmes ougandaises capturées alors qu’elles étaient jeunes filles par l’Armée de résistance du Seigneur. L’exposition comprend une jupe trouée de balles, des dessins faits à la main illustrant la vie dans les camps rebelles et des films d’animation inspirés d’extraits d’entrevues d’histoire orale que le MCDP a réalisées avec les deux femmes. Une version itinérante de cette exposition a également été présentée en Ouganda.
  • Veillées du vendredi – À partir de novembre 2019, les heures de visite du Musée ont été prolongées jusqu’à 21 h les vendredis, avec des spectacles animés, de la musique et des programmes interactifs liés aux droits des personnes, créant une atmosphère accessible et engageante permettant aux gens en visite de lancer leur fin de semaine. Les Veillées du vendredi ont établi des records de fréquentation en soirée, faisant découvrir le Musée à de nouveaux public.
  • Les musulmans ouïghours en Chine et les dangers de la surveillance de l’IA – En septembre 2019, le Musée a accueilli la journaliste d’enquête Megha Rajagopalan pour parler de son travail de dénonciation de la surveillance de l’État et des violations des droits de la personne à l’encontre des musulmans ouïghours en Chine, ainsi que des autres risques posés par l’intelligence artificielle et les technologies de l’information.
  • Passez à l’action – Une nouvelle ressource pédagogique en ligne destinée aux élèves de la 5e à la 8e année a été lancée en septembre 2019. Après avoir exploré les histoires de célèbres défenseur.e.s des droits de la personne comme Malala Yousafzai et Viola Desmond, les élèves apprennent qu’ils possèdent eux aussi les traits de ces personnes qui défendent les droits de la personne, et sont mis au défi de passer à l’action. L’activité en ligne, qui utilise des éléments interactifs, est liée à des programmes éducatifs sur place ou virtuels.
  • La réalité augmentée et la Charte – Une façon innovante de découvrir la Charte canadienne des droits et libertés dans le monde immersif de la réalité augmentée a été dévoilée en août 2019. Le Musée a également accueilli le plus important document historique sur les droits de la personne au Canada, la Proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982, un document rarement prêté par Bibliothèque et Archives Canada qui a été signé sous la pluie par Sa Majesté la Reine Elizabeth II et le premier ministre Pierre Elliott Trudeau.
  • Les neuf juges de la Cour suprême du Canada sont venus au Musée en septembre 2019 pour une table ronde historique sur le système judiciaire et les droits de la personne. L’événement s’inscrivait dans le cadre d’une séance spéciale de la Cour suprême au Manitoba, la première fois que le tribunal se réunissait en dehors d’Ottawa. En novembre 2019, Beverley McLachlin, ancienne juge en chef de la Cour suprême, a été la conférencière principale lors d’un gala de collecte de fonds pour célébrer le cinquième anniversaire du Musée.
  • Génocide des Tutsis au Rwanda – Le contenu du Musée sur cette atrocité a été élargi avec le lancement d’un nouveau film pour le théâtre au niveau 4 du Musée, produit en partenariat avec l’organisation PAGE-Rwanda. Le film a été présenté en première à Montréal en décembre 2019 avec des membres de la communauté rwandaise canadienne.

À venir en 2021

  • Le MCDP inaugurera une grande exposition sur le pouvoir de l’art pour prévenir les violations massives des droits de la personne et y réagir. L’exposition Artivisme présente des œuvres d’art du monde entier qui ont suscité une prise de conscience et des actions, notamment des œuvres qui évoquent les expériences des peuples autochtones au Canada. Cette exposition itinérante est présentée au MCDP par le Auschwitz Institute for the Prevention of Genocide and Mass Atrocities, basé à New York. Une date d’ouverture sera annoncée lorsque l’impact des mesures de lutte contre la pandémie pourra être évalué plus en détail.
  • Le Musée présentera également l’exposition Couverture des témoins : Un héritage à préserver, qui montre au public les travaux de conservation effectués sur cette œuvre d’art d’importance nationale. La Couverture des témoins est une installation de 12 mètres de longueur, à armature de cèdre, dans laquelle sont encastrés plus de 800 objets recueillis auprès de survivants et de survivantes et sur les sites de tous les pensionnats indiens du Canada. On pourra voir le projet de conservation pourra être vu en même temps que l’exposition Artivisme lors de son ouverture dans la galerie du niveau 1 à une date à déterminer.
  • Une expérience numérique de la Couverture des témoins sera également lancée cette année sur le site du Musée. Le MCDP travaille avec l’artiste Carey Newman, Media One et Animikiii Indigenous Technology pour donner vie aux histoires de cette œuvre d’art puissante par le biais d’images, de textes et de vidéos.
  • Le Musée poursuivra sa démarche pour créer un lieu de travail équitable qui lutte contre le racisme systémique et d’autres formes de discrimination. La direction et le personnel travaillent ensemble pour mettre en œuvre un plan cadre visant à créer un environnement de travail sûr, sain et respectueux.

Personnes-ressources – médias

Maureen Fitzhenry (elle)